CLAYE-SOUILLY HISTOIRE : L'AME DU CENTRE VILLE
HISTOIRE CLAYE-SOUILLY : LA RUE JEAN JAURES
Cette rue est constituée de maisons séparées de la chaussée par un trottoir, avec un certain nombre de cours communes qui possèdent des maisons construites en deuxième position, avec à l’arrière de très beaux jardins pour la plupart en bordure de la Beuvronne qui permettent au centre ville « de conserver son âme ».
Les canards qui fréquentent la rivière viennent s’y promener et s’y reposer, attendant parfois un petit morceau de pain de quelques propriétaires bienveillants.
La faune et la flore y est encore abondante : les hérissons y cotaient les écureuils, les moineaux, chardonnerets et mésanges s’y régalent des fruits des arbres fruitiers et nichent sur les plus hautes branches.
Mais parlons un peu de la vie dans les années 50 dans ce quartier.
J’habitais dans la cour commune située au 50,52 rue Jean Jaurès où beaucoup d’appartements étaient dépourvus de commodités : pas d’eau courante, pas de wc.
Je me souviens d’Hélène qui travaillant à « l’usine Sauter » et qui même l’hiver lorsqu’il gelait à pierre fendre rinçait son linge au seul robinet d’eau qui existait dans la cour.
A cette époque peu d’habitants disposaient d’un réfrigérateur et les caves étaient les bienvenues pour conserver les aliments. En effet, beaucoup de maisons du centre ville possèdaient de très belles caves voûtées, qui pour certaines ont été bouchées.
Le lavoir du parking de l’abreuvoir était encore fréquenté par quelques laveuses, la dernière à ma connaissance fut Mademoiselle Mercier dont la famille exploitait le café à l’emplacement actuel du Restaurant « La Verdure ».
Certains enfants se baignaient encore dans la Beuvronne et on y voyait çà et là quelques pêcheurs.
Cour commune 50,52 rue Jean Jaurès vers 1950