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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 18:49

Réédition de notre article du 11/11/2009

Témoignage d’Yvonne

                    Dans les années 29/30 se trouvait une propriété au 28 avenue Aristide Briand, comprenant une maison bourgeoise, un court de tennis et une serre où poussaient des roses qui exhalaient un parfum agréable.

                          On lisait sur la plaque apposée sur le mur « Les Cadurciens ».  En effet le propriétaire s’appelait « Cahors » et était chapelier à Paris, c’était une renommée.

                    Puis la propriété fut vendue, à la place du court de tennis une usine de mannequins fut construite, au nom de Fery-Boudrot, cette entreprise fournissait les grands magasins de Paris et de province.

                 Les années passent, l’usine a fermé en 1998 , la maison bourgeoise a été abattue, remplacée par plusieurs pavillons, mais la serre est toujours là, l’usine aussi, transformée en loft, mais les propriétaires ont conservé le nom « Fery-Boudrot », permettant aux générations futures de situer le lieu où l’un de leurs ancêtres a travaillé.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 10:29

      Réédition article 12/6/2009

Témoignage d’Yvonne

 

 

Mon grand père Eustate Patron, né à Monthyon était venu s’établir à Claye-Souilly, un peu avant 1883, il avait créer une entreprise de maçonnerie et monuments funéraires (il procédait également aux inhumation et exhumation).

Si vous vous rendez au cimetière de Claye, vous trouverez encore quelques tombes et monuments de sa réalisation et notamment la chapelle des familles Bénard, Duval.

Il habitait dans la grande maison, en haut à gauche de la rue de Charny, tout près du cimetière.

Vers 1883, il acheta à Monsieur Jouan, marchand de vins en gros, la maison collée à l’église

où il installa son siège social.

Dès qu’ils furent en âge, ses deux fils  Félix Eustate, né en 1878 à Monthyon et Henri (mon père), né en 1883 à Claye-Souilly, vinrent lui prêter main forte.

En 1914, il leur céda l’entreprise.

A la suite de la disparition prématurée de mon oncle Félix Eustate, mort pour la France le 25/10/1918, à la suite d’une maladie contractée au front, mon père Henri prit seul la direction de l’entreprise.

Il travaillait avec 6 ouvriers :

-         cinq maçons Paul et Edmond Beunas, Leconte, Roser et son neveu Félix,

-         un « galichou » (manœuvre) Ranvier.

 

 

 

Son entreprise avait construit un certain nombre de maisons à Claye-Souilly, notamment pour la famille Briot la belle maison en meulière dénommée « Paysage », aujourd’hui disparue, rue du 8 Mai 1945, habitée ensuite par Mr et Mme Lang, celle de Monsieur Allouis, avenue Pasteur et l’agrandissement de la propriété du Docteur Eschalier, rue de Charny.

Suite à une attaque en 1934 mon père fut privé de l’usage de ses jambes, l’entreprise continua encore quelques années son activité et disparue vers 1936.

               

                                               Chapelle Bénard Duval

 

 

 

 

 

 

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 21:23

                        

                                                                          Collection François Gagnepain

Témoignage d’Yvonne

Pèlerinage à Notre Dame de Gros Bois à Bois Fleuri.

 Dans les années 40 et 50 le pèlerinage à Notre Dame de Gros Bois avait lieu chaque année le 15 août, à la fête de l’Assomption.

Le rendez-vous était donné vers 15 heures au gros chêne, au début de l’allée qui menait autrefois au château de Grosbois.

 Dans les années 50, sous la conduite de Monsieur le Doyen Ducerf, accompagné de plusieurs enfants de chœur, des enfants du cathéchisme sous la conduite de Mesdemoiselles Laure et Irma Rouquier et de Mathilde Moulaine,  les pèlerins venus de Claye-Souilly, Voisins et Bois-Fleuri   se dirigeaient en procession vers la chapelle, en chantant des cantiques de Marie.

 Tous petits et grands nous gravissions le chemin tous contents de se retrouver autour de la Vierge.

 Arrivés à la chapelle, nous nous mettions à genoux en silence, Monsieur le Doyen bénissait la statue, puis faisait une courte allocution et nous repartions en chantant à nouveau des cantiques de Marie.

                                                                  Collection François Gagnepain

 Notre Dame de Grosbois

Cette chapelle se situe sur le territoire de l’ancien prieuré de Cluny (XIIe siècle).

Au XIIIème siècle, il ne reste plus qu’un ermitage qui est détruit vers 1793, qui ne laissait subsister qu’un pan de mur portant la statue de la Vierge.

En 1870 la statue fut arrachée de sa niche puis retrouvée par les religieuses de Villevaudé.

Une chapelle fut reconstruite en 1875 par Monsieur Léon Dépinay, juge suppléant du Tribunal de la Seine et propriétaire du Domaine de Grosbois.

A cette occasion plus de 1000 pèlerins vinrent en procession de Claye-Souilly, Mitry, Annet sur Marne, Mitry, Fresnes sur Marne, Villevaudé, Le Pin, Courtry, Villeparisis et Trilbardou.

La vierge datant du XVème siècle était vénérée pour guérir et conserver les enfants, on faisait toucher à la statue les vêtements des enfants ainsi que des médailles.

Aujourd’hui il ne reste plus qu’un pan de mur à l’emplacement de la chapelle et la statue a disparu.

 

Sources : Bibliothèque Diocésaine : Semaine religieuse 1875.

Notes  d’Emile Guichard parues à partir du N° 19 de décembre 1950 du bulletin paroissial « Ici Claye-Souilly ».

AN : MC/ET/XCIV/1168.

 

 

 

 

 

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 20:28

1948 L’ANNEE DU CENTENAIRE DE LA FETE A VOISINS

 

 

Témoignage de Maurice Blouzat

             Cette année-là, j’ai été nommé secrétaire et responsable de l’organisation, aidé de mon ami et voisin Lucien  qui était trésorier.

           Pour faire partie de la fête il fallait être garçon et célibataire, sans limite d’âge. J’ai eu l’idée pour la première fois de prendre des filles de Voisins et d’élire la reine de ce quartier avec deux demoiselles d’honneur.

           Cela ne s’est pas fait sans mal car je violais les statuts de cette organisation. J’ai eu droit à un vrai tollé venant surtout des anciens du quartier. Je devais être trop en avance en ce qui concerne la libération de la femme ou au moins pour la participation de celle-ci dans le fonctionnement de la société. Enfin cela s’est tout de même fait et je peux dire dans une bonne ambiance.

 

 J’ai une anecdote à vous raconter en ce qui concerne la fabrication des brioches :

 

 

          Pour la première fois la fête a eu lieu le dernier dimanche d’août au lieu du premier de septembre, là encore viole des statuts. Or en août 1948 il y avait encore des tickets de pain.

Il a fallu que je me débrouille pour trouver du blé en grosse quantité et ensuite l’écraser et le tamiser pour avoir une farine blanche. Ce travail a été fait en cachette de la police à la ferme en haut de Claye où se trouve actuellement les caravanes. Deux fermiers, Monsieur Benoist de Voisins et Monsieur Hamelin du haut de Claye ont fourni le blé. La brosserie rue de Souilly a fourni l’ouvrier pour faire la farine. Les brioches ont été faites chez les trois boulangers, tout cela en cachette.

           Tout  c’est quand même bien passé, au moment de vendre ces sacrées brioches après les avoir fait bénir à la messe, nous n’étions plus en cachette et ce dimanche-là,  les gendarmes ont été aveugles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 19:43

Témoignage de Gérard                                                      Fête à Souilly 1957

 

        Avant 1940 la fête à Souilly était organisée par les jeunes hommes de la commune, elle comprenait des jeux : course cycliste, course à pied etc…

 Les évènements eurent raison de ces festivités qui furent interrompues à partir de 1940.

 En 1957, les jeunes de Souilly relancèrent la fête à Souilly qui se déroulait début septembre sous une forme plus ludique mais en conservant les principales coutumes (jeux pour les enfants et vente de brioches) :

 

 

- du Vendredi soir au Dimanche soir des stands forains égayaient la grande place : tir à la carabine, loterie, manège pour les enfants, autos tamponneuses, tape-cul.

- Samedi après-midi, des jeux étaient organisés pour les enfants de Souilly : course en sac, course au cerceau, course au trésor (photo) etc.

 - Samedi soir grand bal avec l’orchestre de Gilbert Chauffour avait lieu sous la tente louée à  cet effet.

 - Dimanche matin : vente des brioches dans toute la commune (La Rosée, Souilly, Claye, Voisins).

Les brioches (environ 500) étaient réalisées à prix modique par les 3 boulangers de Claye. Le charbonnier de Souilly (Mr Albarello) prêtait son camion qui était décoré, ainsi que sa sacoche en cuir pour mettre la recette.            

Le bénéfice de la fête était utilisé pour les jeux des enfants (un petit lot à chaque participant,) un repas festif avec les amis et un voyage d’agrément de l’équipe des jeunes (France-Belgique de foot à Bruxelles ; les caves de Vouvray etc…)

 - Dimanche soir grand bal avec vente d’enveloppes surprises grâce aux lots offerts par les commerçants de Claye-Souilly.

           En fin d’après-midi les jeunes faisaient le tour de la commune et prenaient un verre dans chaque bistrot, en remerciement ; à l’époque il y avait 16 cafés dans lesquels le patron remettait souvent sa tournée, ce qui explique qu’en arrivant au bal du dimanche soir les jeunes étaient très gais pour ne pas dire plus, la tournée (environ 7Kms) se faisait à pied heureusement.                              Fête à Souilly, course au trésor 1961

 

 

 

 

 

 

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 23:12

                             

Témoignage de : Yvonne

 Ce lavoir était situé près de l’église, on pouvait s’y rendre soit par l’avenue Aristide Briand, soit par la ruelle située dans la rue de l’Eglise.

 

Il était entouré d’une source dite « aux grenouilles » et d’un ruisseau  qui se jetait dans la Beuvronne et où se développaient des truites. L’eau y était glacée l’été et à température l’hiver.

Il possédait deux planches en bois pour y laver le linge, plus tard celles-ci furent remplacées par des bordures en ciment.

Les laveuses ou les lavandières venaient avec leur brouette pour transporter le linge dans les lessiveuses. Chaque lavandière apportait une sorte de bac ou « boîte à laver », bourré de paille à l’intérieur, sur lequel elle s’agenouillait  à l’abri de l’humidité.

Il fallait y entendre les coups de battoirs et le bavardage et puis on étendait le linge sur la rampe.

Quand le clocher sonnait 16 heures, c’était la pause, le goûter avec le pain au fromage de brie, chacune son tour se reposait sur le banc de pierre près de la maison du maçon, puis elles repartaient avec leur brouette chargée de linge. Il y avait de grandes lessiveuses, celle de Thérèse qui roulait la brouette chaque semaine jusqu’à l’hôtel du Cheval   Blanc et aussi celles de l’hôtel du Sauvage et  des laveuses pour les particuliers.

Tout cela était bien animé dans ce petit coin où violettes et primevères poussaient et où croassaient les grenouilles. Le soir venu c'était le rendez-vous des amoureux.  

Chemin qui menait au lavoir(situé rue de l'Eglise)

 

 

 

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 13:01

                         

Témoignage de Gérard

Le lavoir de Souilly se trouvait en bas de la rue Legoix, sous le pont du chemin qui va au canal.

Les garnements que nous étions se plaçaient sur le pont et éclaboussaient les lavandières en jetant des pierres avant de détaler sans attendre les coups de battoirs sur les fesses.

 La dernière lavandière, qui s'appelait Julie, habitait à l'entrée de Souilly en venant de Claye et descendait au lavoir avec sa brouette chargée de la lessiveuse dans laquelle elle avait fait bouillir le linge, elle était encore en activité dans les années 1960.

Croix Seine et Marne 23.3.1913

« Noyée en lavant.

Mme Veuve Petit née Hortense Ané 74 ans, ménagère à Souilly était allée laver au lavoir du hameau situé sur la Beuvronne lorsqu’elle fut prise d’un étourdissement et tomba à l’eau.

 Retirée quelques minutes après par M. Octave Thiessard, jardinier, la malheureuse avait cessé de vivre.

 Sujette à des étourdissements Mme Petit avait déjà subi plusieurs fois semblable accident mais elle avait pu être retirée à temps…(sic) »

 

 

 

 

 

                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 19:58

La maison  où habitait Mme Volterra est à droite au milieu des arbres.

Témoignage d’Yvonne

J’avais 8 ans pas plus, c’était à la fin des années 20, quand Madame Volterra vint habiter tout à côté de chez moi, dans la maison en briques rouges,  qu’on appelait « la petite villa », au 3 rue de l’Eglise.

 Les Volterra étaient propriétaires du « Casino de Paris » et les artistes venaient dans cette demeure prendre l’air de la campagne et s’amuser.

 Madame Voltera arrivait, accompagnée de son petit chien, dans une voiture avec  chauffeur, elle avait un grand manteau de fourrure dans lequel une poche avait été confectionnée pour permettre à son chien de s’y nicher.

Elle m’avait offert une statue en porcelaine de Saxe que j’ai longtemps conservée.

 Puis elle est partie, plusieurs propriétaires se sont succédés,  la maison a été rasée et remplacée par une maison de style normand.

                                       Château Volterra à Ramatuelle  

 

Biographie des « Volterra »

 Léon Volterra, imprésario parisien, propriétaire du « Casino de Paris », du « Théâtre de Paris », du  « Théâtre Marigny » et du « Lido ».

 

Il mit en scène « Les Folies Bergères », créa le « Parc Luna à la Porte Maillot ».

Il monta en 1918 un spectacle au « Casino de Paris », avec pour vedette Mistinguett et son protégé Maurice Chevalier, il vendra en 1929 le Casino pour 9 millions de francs.

Il était propriétaire d’une écurie de course, ses chevaux gagneront le prix « Hocquart » :

« My Love » en 1948, « Val Drake » en 1949 et « L’Amiral » en 1950 (sous les couleurs de Mme Léon Volterra).

 

 Vers 1926, il épousa une belle tropézienne, Simone, fille d’un pêcheur. Il acheta cette même année une propriété à Ramatuelle qui prit ensuite le nom de « Château Volterra ».

Il sera élu maire de St Tropez en 1936.

Dans les années 30 et 40, il reçut dans son château : Raimu, Joséphine Baker, Colette, Jean Cocteau

Après la guerre le mariage se termina mais Simone conserva le château et ouvrit ses portes à tous les habitants de Ramatuelle jusqu’à son décès en 1989.

Le château fut restauré vers 1999 par un entrepreneur canadien, c’est l’un des plus prestigieux domaines de la Côte d’Azur.

 

 Sources :

Sites Internet :

 

-          du « Château Voltera à Ramatuelle »,

 -          France galop (encyclopédie des noms de courses)

 -          Casino de Paris,

 -          Théâtre one line.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 20:31

TEMOIGNAGE D’HABITANTS DE SOUILLY

 

 

                                                           

                                       
La scierie de la Rosée

 

    L’abattage des peupliers est souvent réalisé par des bûcherons travaillant pour leur propre compte. Au moment de l’abattage la cime de l’arbre (la houppe en langage de Souilly) peut se briser. Elle appartient au bûcheron qui en fait du bois de chauffage.

 

 Le bois de chauffage se compose de 3 parties :

- le gros bois : partie principale de la cime qui doit être fendue

- les branches de moyenne grosseur (que l’on appelle « charbonnette »)

- les petites branches réunies en fagots pour allumer le feu.

Le tronc est découpé en différents tronçons (appelées billes à Souilly)

Seuls les troncs ne présentant pas en apparence de gros défauts (nœuds, corps étrangers) sont destinés à la confection des allumettes. On parle alors de « bois de déroulage ».

Les « autres billes » sont utilisées dans les scieries.

 

 

 

 

                             

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 08:38

     

Témoignage d’Yvonne

 

 

Mon grand père Eustate Patron, né à Monthyon était venu s’établir à Claye-Souilly, un peu avant 1883, il avait créer une entreprise de maçonnerie et monuments funéraires (il procédait également aux inhumation et exhumation).

Si vous vous rendez au cimetière de Claye, vous trouverez encore quelques tombes et monuments de sa réalisation et notamment la chapelle des familles Bénard, Duval.

Il habitait dans la grande maison, en haut à gauche de la rue de Charny, tout près du cimetière.

Vers 1883, il acheta à Monsieur Jouan, marchand de vins en gros, la maison collée à l’église

où il installa son siège social.

Dès qu’ils furent en âge, ses deux fils  Félix Eustate, né en 1878 à Monthyon et Henri (mon père), né en 1883 à Claye-Souilly, vinrent lui prêter main forte.

En 1914, il leur céda l’entreprise.

A la suite de la disparition prématurée de mon oncle Félix Eustate, mort pour la France le 25/10/1918, à la suite d’une maladie contractée au front, mon père Henri prit seul la direction de l’entreprise.

Il travaillait avec 6 ouvriers :

-         cinq maçons Paul et Edmond Beunas, Leconte, Roser et son neveu Félix,

-         un « galichou » (manœuvre) Ranvier.

 

 

 

Son entreprise avait construit un certain nombre de maisons à Claye-Souilly, notamment pour la famille Briot la belle maison en meulière dénommée « Paysage », aujourd’hui disparue, rue du 8 Mai 1945, habitée ensuite par Mr et Mme Lang, celle de Monsieur Allouis, avenue Pasteur et l’agrandissement de la propriété du Docteur Eschalier, rue de Charny.

Suite à une attaque en 1934 mon père fut privé de l’usage de ses jambes, l’entreprise continua encore quelques années son activité et disparue vers 1936.

               

                                               Chapelle Bénard Duval

 

 

 

 

 

 

 

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