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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 21:10

Extrait du livre

 « Le Grenier de Paris, histoire de la Brie du Multien et de la Goële »

Jean Michel  DERES 1979

 

 

« En guise de conclusion

Sans unité, le pays de Meaux doit néanmoins s’affirmer et imposer son identité.

Le moment est venu à chacun d’entre nous de penser à l’avenir au-delà du court terme et d’envisager, dès à présent, les possibilités d’extension raisonnable de l’urbanisme. C’est une nécessité, car la vie urbaine et  rurale est menacée.

En cinquante ans, la banlieue parisienne a atteint Chelles. Elle gagne maintenant Meaux avec l’implantation de Marne-la-Vallée et de la ville nouvelle de Beauval. Il faut avoir conscience que, dans un avenir plus ou moins lointain, notre région pourrait être absorbée par une métropole tentaculaire.

Le danger menace tout autant nos villages. Depuis quelques années, on constate la croissance rapide de bourgs ruraux à proximité des zones d’emplois. Il s’agit d’une population de type nouveau, même si elle a parfois des racines dans la région. Certes, ce phénomène est une chance pour nos villages : des maisons sont restaurées, des équipements collectifs sont possibles, une animation nouvelle se met en place, une communication entre ville et campagne est créée. Mais les risques sont grands : les paysages sont détruits, la population ancienne est noyée, les nouveaux venus sont déracinés, les finances des communes enfin sont déséquilibrés. On risque, à brève échéance, de voir nos bourgs se transformer en villages-dortoirs. Déjà certains d’entre eux se sont mutés en communautés de retraités et en lieux de week-end et de vacances.

Notre pays a pourtant une carte à jouer. Il doit être une terre d’enracinement ; pour cela, l’implantation de petites industries de transformation doit être envisagée. Au cœur même du village, ces entreprises seraient créatrices d’emplois et sources de revenus dans les bourgs ; une population jeune et active pourrait alors s’établir et prendre racine.

Ce pays doit être terre d’enracinement, certes. Mais il doit être aussi terre d’accueil. Le terroir possède encore de nombreuses forêts. Les grands défrichements de l’époque gallo romaine et ceux des XIIe et XIIIe siècles répondaient à une nécessité vitale. Il n’en est pas de même aujourd’hui. La forêt doit être sauvegardée et aménagée pour l’équilibre de chacun.

Ces problèmes d’aménagement du sol dont l’affaire de tous et doivent se concrétiser en termes politiques : aussi, la   « démocratie de clocher » doit s’épanouir dans un cadre administratif cohérent. De la nuit des temps à 1789, le pays de Meaux – sous la forme du pagus, du comté et du diocèse- a constitué une entité administrative et « politique » cohérente. D’un trait de plume l’administration révolutionnaire a supprimé une structure dans laquelle les habitants pouvaient se situer.

Certes, il n’est pas question de remettre en cause la cellule départementale. Mais il est souhaitable de « repenser la Seine et Marne ».

Aujourd’hui le département excentré vers le sud, amputé vers le nord, n’arrive pas à trouver son  « unité » culturelle et physique. La Seine et Marne d’aujourd’hui a deux têtes : Melun et Meaux sont deux villes aussi importantes l’une que l’autre, tant au plan démographique qu’industriel.

Le processus de revitalisation du pays ne peut se réaliser sans une profonde réforme administrative. Deux départements pourraient être créés à partir de l’actuelle Seine et Marne : celui de Seine et Loing au Sud, celui de Marne et Morins au nord. Le nouveau département aux limites calquées sur celles de l’ancien pays de Meaux renouerait alors avec l’histoire d’un pays vieux de plusieurs millénaires. »

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 20:41


maison du parc vers 1904 3

Conseil Général Sei
ne et Marne Procès Verbaux des délibérations année 1879 (typographie E. Drosne Melun p 120.121)

Séance du 23 avril 1879

Instruction Primaire

Secours aux communes sur les fonds de l’Etat

Intervention de Monsieur Barizet Conseiller Général Canton de Claye-Souilly.

 M. Barizet au nom de la Commission administrative, donne lecture du rapport suivant :

« Messieurs,

«  En vertu de l’article 68 de la loi du 10 août 1871, vous êtes appelés à dresser, par ordre d’urgence un tableau de proposition à faire à M. le Ministre de l’instruction publique et des Beaux Arts pour les subvention à accorder aux communes en vue d’acquisition, construction et réparation des maisons d’école et de salles d’asile.

« Votre Commission administrative, d’accord avec M. le Préfet, à l’honneur de vous proposer de transmettre à M. le Ministre les demandes qui vous sont soumises, dans l’ordre d’urgence du tableau suivant :

-         Carnetin : acquisition et construction d’une maison d’école

-         Nonville : acquisition et construction d’une maison d’école

-         Chartronges : agrandissement du logement de l’instituteur

-         Bussy St Martin : construction d’une classe et appropriation de l’école

-         Changis : agrandissement de le maison d’école

-         Buthiers : acquisition et construction d’une maison d’école au hameau d’Herbeauvilliers

-         Pringy : acquisition et construction d’une maison d’école

-         Citry : construction d’une double maison d’école

-         Avon : restauration et agrandissement des écoles

-         Coulommes : acquisition et construction d’une maison d’école

-         Ozouer-le-Repos : construction d’une maison d’école

-         Coutevroult : construction d’une maison d’école

-         Mouroux : agrandissement des classes

-         Bailly-Romainvilliers : restauration de la maison d’école

-         St Soupplets : acquisition et construction d’une douvle maison d’école

-         Dontilly : construction d’une école spéciale des filles

-         Hermé : clôture de la maison d’école

-         Le Plessis-Placy : construction d’une salle de classe

-         Nanteuil les Meaux : agrandissement de la maison d’école protestante

-         Sourdun : restauration de la maison d’école

-         Sourdun : acquisition de deux mobiliers scolaires

-         Crouy-sur-Ourcq : construction d’une école de filles avec salle d’asile.

 

Les conclusions du rapport sont adoptées.

 

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 20:42

Le département de Seine et Marne

      dépossédé de ses rivières (1)

 

Extrait article paru  dans le bulletin :

 

Les rivières de Provins vont êtres captées et dérivées vers Paris.

La question devant le Sénat séance du 1/3/1917

Les protestations de M.M. Gaston Menier et Regismanset (1)

 

 

Pour la protection des rivières de Seine et Marne

La ville de Paris est autorisée à déposséder le département de Seine et Marne de ses trois pittoresques rivières de la région de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, dont les sources vont êtres captées et dérivées pour concourir à l’alimentation de la capitale en eau potable.

Ainsi en avait décidé la Chambre des Députés à sa séance du 4 octobre 1916 malgré la vive opposition de MM. Derveloy et Dumesnil, députés de Seine et Marne.

La question est venue en discussion le 1er mars 1917 au Sénat. Elle y a donné lieu à d’intéressants débats qu’on lira ci-après, dont la reproduction est empruntée au compte-rendu du Journal officiel.

La Haute Assemblée a, sans s’arrêter aux plus légitimes protestations des sénateurs seine et marnais, cédé à son tour aux arguments des représentants de la ville de Paris.

Solution regrettable à tous points de vue, comme M. Gaston Menier la surabondamment démontré dans un discours très documenté.

En effet, un prochain avenir prouvera que, du fait de l’accroissement progressif des quantités d’eau potable nécessaires à Paris, une autre solution s’impose tous les jours davantage ; elle consiste en la réalisation d’un vaste projet d’ensemble,assurant le débit quotidien de plus d’un million de mètres cubes d’eau à provenir des nappes souterraines des vals de la Loire, voire même des cours de la Seine et de la Marne : les progrès de la science ont permis de doter les eaux de rivières, par des procédés récents d’épuration, de filtration et de stérilisation dont M. Gaston Menier a cité maints exemples, d’une innocuité  que ne possèdent pas toujours les eaux transportées des sources aux canalisations urbaines.

Il apparaît bien que c’est un résultat discutable, dans les cas insuffisant et précaire, et sans profit certain pour la santé publique de Paris, qu’une des plus verdoyantes régions de la Brie va se voir spoliée de ses éléments de prospérité.

Mais la partie était perdue d’avance dans cette lutte du plus faible contre le plus fort.

Une proposition d’attente, soutenue par M. Le Sénateur Regismanset, tendait à envoyer l’examen de la question après les hostilités, c’est-à-dire à une époque où la ville de Paris devra arrêter le programme des grands travaux qu’elle aura à entreprendre à la fin de la guerre. Cette sage proposition elle-même n’a pas prévalu.

De sorte que les intérêts, encore mal compris, de la ville de Paris l’emportent sur ceux, pourtant si respectables des populations briardes.

Quoi qu’il soit, il faut espérer que ce sera le dernier appel fait aux rivières de la grande banlieue parisienne, de Seine et Marne en particulier, et que Paris finira par résoudre bientôt le gros problème de son alimentation sans plus détourner à son usage, les uns après les autres, les cours d’eau qui sont la richesse naturelle des départements voisins de la capitale.

 

                                                Mars 1917

 

(1) Source : Médiathèque de Meaux 

Biographie de Monsieur Derveloy qui fut conseiller général du Canton de Claye-Souilly :
http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-23775052.html

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:54

Médiathèque de Meaux : La Croix de Seine  et Marne 17/3/1968

 

Le baron qui planta les pins de la forêt

 

Si l’on nous donnait le droit de choisir l’époque de votre vie il faudrait remonter assez haut pour retrouver la douceur de vivre. Cependant la Restauration donna une sorte d’été de la Saint Martin à ceux qui regrettaient la tranquillité, le confort, l’agrément de la vie dont usa le XVIIIe siècle (dont peut-être il abusa). Le confort matériel n’empêcha pas la diffusion des erreurs dangereuses. Et le résultat surprit en plein délice, les amateurs de la vie matériellement délicieuse.

Or la Restauration sembla ramener le temps où les heures ne comptaient pas, où les guerres se livraient si loin qu’elles semblaient se dérouler en un autre monde, où l’on pouvait lire, se promener, dormir, ne rien faire, ou de bâtir ou de planter à cette heureuse époque.

Or c’est précisément, c’est à ce moment là que l’on transforma en forêt de pins les déserts sablonneux de Fontainebleau.

Edgard de Larminat nous raconte que ce fut l’œuvre de son arrière grand-père.

« L’arrière grand père était un  beau gaillard : entré dans les Eaux et Forêts, il épouse sous l’Empire une fille Marrier de dynastie forestière, dont il eut neuf enfants…. »

Il aimait les arbres, les bois, les forêts. On lui donna Fontainebleau. La forêt d’abord, puis la ville. Il avait l’amitié du  roi, le calme, la paix, tout ce qu’il pouvait souhaiter.

Il n’avait plus qu’un seul désir : que cela dure. Or, chacun sait que depuis le Paradis Terrestre lorsque la Terre semble un paradis il est prudent de ne pas faire des projets à trop longue échéance. C’est ce que raconte le petit fils de l’arrière grand-père.

« Ledit arrière grand père fut conservateur des Eaux et Forêts à Fontainebleau  et c’est lui qui planta en pins les vastes déserts sablonneux de la forêt.

 Il était lié avec le comte d’Artois, grand chasseur en forêt de Bierre, qui devenu Charles X, le fit baron. Il était aussi maire de Fontainebleau. Tout ceci lui valut d’avoir les carreaux de son hôtel cassés à la Révolution de 1830. Ulcéré…il s’en fut terminer ces jours à Compiègne. »

….

On trouve ces intéressants détails dans un livre d’Edgard de Larminat ayant pour titre : Chroniques irrévérencieuses, publié chez Plon en 1962…

 

                                                                       A.E.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 18:54

 

La Croix Dimanche de Seine et Marne 5/3/1967

Expansion Seine et Marnaise

Industrie et agriculture

 

Après la Raffinerie de Nangis et en étroite liaison avec elle, voici que s’annonce la création de l’importante « Usine d’engrais de l’Ile de France ». Il n’est pas impossible que le printemps ou l’été de cette année 1967 voit la mise en route de travaux de cette usine. S’étendant sur plusieurs dizaines d’hectares, elle ne manquera pas d’apporter de grands changements dans la région située entre Nangis et Mormant, particulièrement dans les communes de Grands-Puits, Quiers et Ozouer-le-Repos.

C’est, en effet un complexe industriel assez important pour la région qui nous est annoncé. Il se trouve qu’une conjonction très intéressante a attiré l’attention du groupe des Charbonnages de France de la Société Chimique de la Grande-Paroisse, à savoir :

-         La présence de la Raffinerie de l’Ile de France, à Nangis, dont les sous-produits sont à la base de la production de l’ammoniac et des engrais azotés ;

-         La possibilité de débouchés immédiats, la région d’implantation étant par tradition et par vocation, essentiellement agricole.

-         Si les promoteurs de cette réalisation arguent, à juste titre, semble t-il, du « coup de fouet » que l’économie régionale ne va pas manquer de ressentir du fait de cette implantation, tant au point de vue main d’œuvre qu’au point de vue économie générale, il faut, cependant, reconnaître, pour être objectifs, qu’un certain nombre d’inquiétudes ne manquent non plus de se faire jour ici où là : inquiétude des agriculteurs qui redoutent de voir s’étendre, au-delà du raisonnable, les servitudes inhérentes à tout complexe industriel ; inquiétudes aussi des riverains qui craignent pour leur sécurité et leur salubrité…

-         « L’heureux mariage de l’industrie et de l’agriculture sera sans doute  un mariage de raison. Souhaitons qu’il soit entouré de toutes les garanties indispensables et profitables pour tous.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 19:23

 


Jean Philippe  LAUER

 

Né le 2/12/1874 à Thorigny (77)

 

Fils  de Charles LAUER (originaire de Lorraine), juge de Paix à Lagny (77), puis Magistrat à Neuilly sur Seine (92) et de Marie Ernestine SAMORY (originaire de la Nouvelle Orléans).

 

Il épouse le 24/6/1901 à Neuilly sur Seine (92) Marie ECHAUDER,  fille de Auguste Henry LECHAUDER, fabricant de sucre et de Alexandrine, Louise, Elisa  PLUCHARD.

 

Dont il aura plusieurs enfants, dont :

Jean-Philippe LAUER (1902-2001) Directeur de recherches au CNRS, Egyptologue, c’est lui qui dirigea de 1931 à 1956 les travaux de recherche au complexe de la pyramide de Sakkara près du Caire.(1)

 

 

Jean-Philippe LAUER ( 1874-1953) archiviste médiéviste, fit ses études au Lycée Janson-de-Sailly

Puis à l’Ecole des Chartres

Diplomé de l’école pratique des Hautes études

1897 Archiviste paléographe

1898 Membre de l'école française de Rome

1902 Sous bibliothécaire Cabinet des Manuscrits, il en devient bibliothécaire en 1909

1907 Membre Société nationale des antiquaires de France

1911 Docteur ès-lettres

1928 Conservateur au Cabinet des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale, il en deviendra le Conservateur en Chef entre 1934 et 1941

1935 Chevalier de la Légion d’Honneur

1944-1945 Président Société de l'École des Chartes.

 

Il décède le  3/2/1953 à Paris 16e.

 

Il publia

- entre 1908 et 1954 Diplomata Karolinorium (10 volumes)

- 1927 Les enluminures romanes de manuscrits de la Bibliothèque Nationale

- entre  1940 et 1949 Recueil des actes de Charles III (2 volumes).

 

Sources :

Internet :

-AD 77 : recensement 1876 et NMD.

-Léonore

http://cths.fr/an/prosopo.php?id=100039

Médiathèque Meaux :

- Biographie Française Prevost, Romain d’Amat 1995

 

(1)Son fils :

http://www.liberation.fr/portrait/0101177086-jean-philippe-lauer-94-ans-architecte-de-formation-egyptologue-par-passion-il-a-consacre-sa-vie-a-saqqara-le-vieil-homme-et-la-pyramide

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 16:12

Conseil Général Seine et Marne Procès Verbaux des délibérations année 1879 (typographie E. Drosne Melun p 173.174)

Séance du 23 avril 1879

Classement du chemin stratégique de Courtry.

 

Intervention de Monsieur Labour Fernand,
Maire de St Pathus,
Conseiller Général Canton de
Dammartin-en-Goële.

 

M. Labour, au nom de la Commission de la voirie, donne lecture du rapport suivant :

« Messieurs,

M. le Ministre de l’Intérieur a demandé le classement dans la grande vicinalité du chemin stratégique de Courtry à la départementale N° 21, par Carnetin.

« Les conseils municipaux  de Carnetin, de Villeparisis, du Pin et de Villevaudé, intéressés au projet, ont déclaré lui donner leur pleine adhésion et en solliciter l’exécution.

« M. le Ministre de la Guerre s’est engagé à supporter 3/10 de la dépense de la ligne entière.

« Cette ligne se divisera en deux tronçons :

1° embranchement du chemin de grande communication n° 84 au chemin de grande communication n°  105 ; longueur, 2771 mètres

2° embranchement du chemin de grande communication n° 105 à la route départementale n° 21, par Carnetin ; longueur, 3093 mètres.

« En conséquence, votre Commission de la voirie vous propose de classer le chemin stratégique  de Courtry dans la grande vicinalité, et elle vous soumet le projet de délibération suivant :

Vu..la demande de M. le Ministre de l’Intérieur…..

 

 « Classe dans la grande vicinalité  le chemin stratégique de Courtry à la route départementale n° 21 :

1° comme embranchement du chemin de grande communication n° 84 au chemin de grande communication n°  105 ; longueur, 2771 mètres

2° comme embranchement du chemin de grande communication n° 105 à la route départementale n° 21, par Carnetin ; longueur, 3093 mètres.

« Déclare intéressées à l’embranchement du chemin n° 84, les communes deVilleparisis, Le Pin et Villevaudé ; à l’embranchement du chemin n° 105, la commune de Carnetin ;

« Décide que la dépense d’entretien de la ligne entière jusqu’à Carnetin sera supportée par le Minsitère de la Guerre, à raison de 3/10, par le département et les communes à raison de 7/10. »

Les conclusions de ce rapport sont adoptées.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 18:50

ferme2-jpeg.jpg

Le Briard département Seine et Marne 1881

La superficie du département se décompose ainsi : terres cultivées en diverses céréales, 212 000 hectares ; terres plantées à racines et légumes divers, 16 000 hectares : prairies naturelles 39 000 hectares, artificielles 75 000 hectares, vignes 21 000 hectares ; pâturages, vergers, bruyères  7 000 hectares ; jachères 26 000 hectares ; bois, forêts, chemins, propriétés bâties 109 000 hectares ; rivières, étangs 3 300 hectares.

La moyenne de la récolte en froment dans les années ordinaire est de 2 500 000 hectolitres, soit une moyenne de 23 hectolitres par hectare (on consomme 1 600 000).

La production en moyenne en avoine est de 400 000 hectolitres, soit 27 hectolitres par hectare.

Le produit des foins est évalué à 96 000 quintaux métriques et des prairies artificielles jusqu’à 300 000 quintaux.

En somme le département offre en produits agricoles de toutes natures, la somme énorme de 170 000 000 de francs, qui le place au 1er rang parmi les départements français.

Voici d’après le Journal Officiel, l’état de la récolte en froment, méteil et seigle pendant l’année 1880.Notre département figure dans cet état ainsi qu’il suit :

Froment, surface ensemencée 107 738 hectares, produits en hectolitres 2 397 448, ou en quintaux métriques 1 948 502.

Méteil : surface ensemencée, 4 744 hectares, 84 663 hectolitres ou 63 025 quintaux métriques.

Seigle : surface ensemencée 12 554 hectares, 242 223 hectolitres ou 168 027 quintaux métriques.

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 15:38

Paru dans le Parisien 77 :

Juilly : splendeur et décadence du plus vieux collège de France

Le collège de Juilly (Seine-et-Marne) vient de fermer ses portes après trois cent soixante-quatorze ans d’existence. Ses célèbres anciens élèves se mobilisent pour tenter une résurrection.

VALENTINE ROUSSEAU ET FAUSTINE LÉO | Publié le 29.07.2012, 14h59

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juilly (seine-et-marne), mercredi. Placé en liquidation judiciaire au printemps dernier, l’établissement fondé en 1638 ne rouvrira pas à la rentrée de septembre.

 

 

 

Dans la grande cour vide du plus vieux collège de France, à Juilly (Seine-et-Marne), résonnent encore les rires et les larmes des milliers d’enfants qui, en près de quatre siècles, ont fréquenté cet établissement tenu par les pères de l’Oratoire. Parmi eux, Montesquieu, Colbert et, plus près de nous, Philippe Noiret, Claude Brasseur et encore Jacques Mesrine, qui écrivait de prison à son copain Jean-Jacques Debout : « Il est loin le bon temps de Juilly… »
Fondé en 1638 sous Louis XIII, cet internat bâti sur une propriété de 23 ha a fermé le 4 juillet.

 

 

Le tribunal de Meaux a prononcé sa liquidation judiciaire : l’organisme de gestion (Ogec) affiche une dettet de 1,3 M€.
La succession de directeurs à la compétence discutable aurait entraîné une relâche de la discipline, de moins bons résultats au bac et une baisse continue du nombre d’internes. « En 1998, on portait des chaussures de ville, on avait la chemise rentrée dans le pantalon, se souvient Mickael Dayan, ancien élève. Puis les caleçons qui dépassent du jean ont été tolérés. » Des dérapages lors d’une fête de fin d’année scolaire trop arrosée en 2008 ont été de trop. A 8500 € l’année d’internat, les parents — stars de la chanson et patrons du CAC40 pour certains — ne tolèrent plus cette décadence. Leurs enfants désertent l’internat.

D’ex-élèves devenus célèbres au chevet de l’établissement

Début 2010, l’Oratoire fait appel à Daniel Popesco, ancien cadre de l’industrie, pour présider l’organisme de gestion. Objectif : retrouver un encadrement de qualité et gagner 500 internes pour atteindre l’équilibre. Rien n’y fait.
Au printemps, c’est le redressement judiciaire. « L’Oratoire a refusé toutes nos propositions, comme la reprise de l’activité à travers des dons défiscalisés, qui permet aux redevables de l’ISF de payer moins d’impôts », regrette Daniel Popesco.
Quand les anciens élèves, devenus pour certains des hommes d’affaires influents, apprennent la fermeture, ils décident d’actionner leur réseau pour ressusciter Juilly.
Cependant, l’Oratoire refuse de signer un nouveau bail. Son père supérieur, James Cunningham, répète : « L’Oratoire n’a pas de pouvoir de décision. C’est entre les mains du mandataire judiciaire. » Pourtant, 65% du site appartient aux religieux. Même la grève de la faim d’une semaine, menée par Philippe de Marthe, ancien surveillant, n’a pas fait bouger les choses. Il est pourtant parvenu à réunir sept hommes affaires, anciens élèves, prêts à débourser 5 M€. Parmi eux, Mickael Dayan. Ce gérant de société de conciergerie de luxe est allé à New York convaincre un Qatarien et un Suisse d’investir plusieurs millions d’euros pour ouvrir une « hôtellerie scolaire », un internat-palace à l’image de BeauSoleil en Suisse, à 30 000 € au minimum l’année.
« Nous avons un devoir moral de préserver ce patrimoine et de le transmettre », martèle Daniel Popesco. Un devoir tel qu’il s’est même adressé au pape pour faire plier l’Oratoire.

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/juilly-splendeur-et-decadence-du-plus-vieux-college-de-france-29-07-2012-2106361.php

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 14:44

Les seine et marnais dépossédés

 

Que va devenir le nord-ouest seine et marne dépossédée depuis des décennies par morceau de ses ressources (gypse,graviers, sable, pierres, pétrole, eau…)de ses terres agricoles, ses rivières, ses sources, ses sites, ses collines (buttes d’Aulnaye….)

 

un no man's land ? 

 

Un petit historique du canton de Claye-Souilly 

 

Canton qui compte actuellement  6 décharges pour 6 communes, 2 carrières à ciel ouvert dans une remblayée par des déchets de bâtiment et 19 ICPE (installations qui peut présenter des dangers  pour la santé, la salubrité,  l’environnement. …) (1)

 

Au 19ème siècle lorsque  Napoléon 1er décida la construction du Canal de l’Ourcq,  pour alimenter Paris en eau, la Beuvronne fut la 1ère rivière à donner son eau à  Paris en 1809.

 

 Les conséquences pour Claye-Souilly furent désastreuses, en effet les 4 moulins privés de la force hydraulique disparurent dans les années qui suivirent, le manque d’eau dans cette rivière pénalisa fortement les maraîchers, les agriculteurs et les pêcheurs mais aussi les particuliers qui possédaient  ces nombreux lavoirs bordant la rivière.

 

Mais Paris pour ses constructions  avait aussi besoin de ressources, alors on déposséda ce canton de son sable, graviers (Annet sur Marne), on priva les agriculteurs de leurs terres et puis ce n’était pas assez, on avait besoin de gypse, on s’attaqua à la butte d’Aulnaye (Annet sur Marne, Claye-Souilly, Le Pin, Villeparisis….), les vignerons  disparurent au profit des plâtriers.

 

Paris ne savait que faire de ses déchets, on amena les ordures ménagères par péniches mais aussi le crottin des chevaux à Claye-Souilly et on  les déversa sur les terres agricoles, mais cela ne suffisait plus alors on déversa les ordures  dans les trous des carrières et encore et encore, puis sur les terres agricoles….

 

Et après on ne parla plus que d’argent…..

 

 Les industriels du déchet négocièrent avec les élus des conventions, partenariats…. Pour parler clair les industriels proposèrent de l’argent aux collectivités pour compenser le préjudice subi, certains élus refusèrent mais ils n’étaient pas légion, la majorité accepta, ayant une vue à court terme, cet argent pouvait leur permettre de boucler le budget de leurs collectivités sans difficultés, de faire des dépenses somptuaires : banquets, voyages, décoration…., le superflu en quelque sorte, sans penser à l’avenir.

 

Mais aujourd’hui notre air, notre sol, notre nappe phréatique et nos rivières sont pollués.

L’espérance de vie dans notre département est l’une des plus faibles d’Ile de France.

 

Aujourd’hui cette même ville de Paris, celle-là même qui nous envoie toujours ses ordures, qui utilise l’eau de notre rivière Beuvronne pour arroser ses trottoirs et ses pelouses, avait l’intention de vendre aux carriers une partie de l’aqueduc de la Dhuis, risquant de priver les minorités invisibles, de l’un de leur dernier poumon vert.

 

Aujourd’hui encore les intérêts des habitants de la ville de Paris

 l’emporteront-ils toujours au détriment des populations briardes ?

 

 

 

 

(1)   http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Questions-Reponses-sur-les-ICPE-.html

 

Pour aller plus loin :

http://www.aufildelourcq.org/histoire/

http://adenca.over-blog.com/article-pp-99099052.html

 

 




 

 

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Published by Mireille LOPEZ - dans SEINE ET MARNE
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