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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 13:44

Seine et Marne d’autrefois, Almanach Historique 1865

 

 

Extrait article de G. Leroy

 

LE SOL ET  LA PRODUCTION

dans Seine et Marne avant 1789

 ……

VII « Le sol qui avoisine Meaux, dit Young, doit être mis au rang des meilleurs sols du  monde ; il ressemble à une poudre impalpable, qui a très-peu de marques de sable, lors même que l’œil croit voisine surface sablonneuse. Il est d’une admirable contexture et très fiable »

Les terres labourables occupaient tout le pays plat : les vignes se rencontraient sur les collines bordant la Marne et ses affluents. Les terres avaient la plus grande valeur de temps immémorial surtout dans les paroisses comprises aujourd’hui dans les cantons de Dammartin, Meaux, Lagny. Les laboureurs, d’une expérience consommée, pour le temps, apportaient le plus grand soin à leurs cultures ; mais Young leur reprochait le système de jachères dont nous avons parlé, et qui n’a disparu qu’en ces dernières années. D’excellents blés froments, des avoines et des menus s’y récoltaient de tous côtés ; le seigle n’ s’y trouvait qu’à l’état d’exception.

Dans trente paroisse environ, au milieu des terres de froment, se trouvaient des vignes, dont la récolte était évaluée à 36 000 muids de vin, vendu communément 25 à 30 livres le muids. Les fruits récoltés sur les coteaux des vallées de la Marne et du Morin et principalement autour de Lagny, alimentaient les marchés de la capitale, où ils faisaient l’objet d’un commerce important.  Les pairies naturelles des mêmes cours d’eau nourrissaient les vaches dont le lait était employé pour la fabrication de ces excellents fromages de Brie, à la réputation universelle et justement méritée. Le foin récolté à Chelles se trouvait en faveur de Paris.

La mesure  agraire, usitée dans l’élection de Meaux, était, sauf  bien entendu quelques exceptions, la perche de 22 pieds carrés, arpent de France.

A la fin du XVIII e siècle, les grandes exploitations se louaient sur le taux de 40 livres l’arpent. Les terrains morcelés dépassaient ce chiffre ; il n’était pas rare d’en trouver qui se louent 50 et même 60 livres. Il paraît même qu’il y en a eu à 100 livres, ce qui était à l’époque le plus haut fermage des terres labourables en France. L’arpent de terre affermé 40 livres se vendait de 15 à 1600 livres. Quant au produit, le blé, dans les premières terres, donnait 10 setiers ; il y avait des exemples de quinze. Des expériences faites sur la ferme de Puisieux, près Meaux, produisirent 22 setiers 2/5 par arpent. La récolte ordinaire était de 7 setiers, déduction faite des dîmes. Young auquel nous empruntons ces détails, sans toutefois en certifier la vérité d’une manière absolue, ajoute que ce produit était au dessous de ce qu’auraient dû rendre les plaines de la Brie, les plus belles de l’Europe, si l’on en excepte la Lombardie. » Le grain de printemps, dit-il, est bien misérable en comparaison du sol. »

A Dammartin en 1789, l’arpent qui était de 100 perches à 22 pieds, valait 1000 livres et se louait 32 livres. Le blé ne rendait que 7 setiers malgré la fertilité de la terre, les engrais et les jachères. Il est vrai que les habitants annonçaient une production supérieure, dont l’exactitude semble exciter les doutes de Young.

Le passé de la culture dans Seine et Marne, comme d’ailleurs dans la France entière, est en général peu satisfaisant. Ce n’était pas sans motif, que le célèbre agriculteur anglais, que nous avons suivi dans ses pérégrinations sur nos territoires s’exclamait devant les modestes productions d’un sol d’une qualité exceptionnelle. Mais le reproche doit-il en être adressé aux cultivateurs de l’ancien régime ? Nous ne le pensons pas : il y aurait même injustice à les rendre responsables d’un état de choses qui ne leur était pas entièrement personnel. Si les explications que nous avons données, dans le cours de cette notice sur les entraves de l’art agricole avant la régénération de 1789, ne suffisaient pas à les justifier, nous invoquerions, pour cette justification entière et incontestable, le progrès qui a suivi le complet affranchissement de la propriété foncière, et notamment celui qui s’opère de nos jours à la faveur de libéraux encouragements.

Notre pays essentiellement agricole et placé dans une position des plus favorables, sait profiter des avantages qui lui ont été si largement dispensés. Déjà, il rivalise avec ces fertiles provinces de la Flandre et de l’Angleterre, que Young lui présentait comme des modèles à suivre. La réputation de la Brie se maintient et s’accroît. Après avoir donné satisfaction au présent, nos agriculteurs, marchant résolument et sagement dans la voie du progrès, assurent encore de meilleurs résultats pour l’avenir.

                       

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 19:16

                Réédition article 24/11/2012

          

                               André GODARD

 

Né le 27 février 1939 à Châtillon-en-Dunois (Eure et Loir) de parents très attachés à la terre.

 Il est élève de l’école des garçons de Claye-Souilly puis au Collège de Lagny.

 En 1972, il épouse Stanislava enseignante d’origine Polonaise, ils auront quatre enfants :

 - Catherine professeur de mathématiques

 -  Pierre agriculteur à Claye-Souilly

 - Jean professeur de gymnastique (a battu le record de France de saut à la perche de  Thierry Vigneron)

 - Isabelle chercheur en biochimie au CNRS et aujourd'hui agricultrice bio.

 

 Il a débuté à l’AS Chelles et Cheminots  dans les années 50, il y sera formé par Pierre Duport. En 1961 il était  «  le premier français à lancer le poids au-dessus de 17 mètres »  (record  personnel  18 mètres 03), « 5  fois  Champion  de  France  du  lancer   du  poids »,

 29 fois international au poids et au disque.

 Il a participé aux Championnats d’Europe à Belgrade en 1962.

 Président de l’AS Chelles et Cheminots section Athlétisme de 1982 à 2002.

 Puis entraîneur de lancer au club de Tremblay-en-France à partir de 2004.

 Depuis 1953 il travaille la terre, il est aujourd’hui retraité, mais aide ses enfants Pierre exploitant agricole depuis de nombreuses années et  Isabelle la petite dernière qui en revenue à Claye-Souilly créé une exploitation agricole bio.

 

 D’un caractère bien trempé, la sagesse ressort de ses propos lorsqu’il parle de son métier d’agriculteur :

 « Pour moi, ce n’est pas simplement un métier. C’est une façon d’envisager la vie. Je vis au rythme des saisons, du temps qu’il fait, en harmonie avec la nature ».

 

  Nous n’oublierons pas sa sœur Lucette, élève de l’école des filles, enseignante,    sportive de haut niveau dans les lancers de poids et de disque, entraîneur puis secrétaire de la section ASCC Athlétisme et juge fédéral Lancers, qui est comme lui amoureuse de la terre.

  

Son fils Pierre  agriculteur et sa fille Isabelle agricultrice bio, sont parmi les derniers exploitants agricoles de notre commune, ils préservent nos champs, s'ils venaient à disparaître Claye-Souilly perdrait son âme.

 

Source : Archives privées Famille Godard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 08:34

Paru sur le site :  Unepart de brie le blog, un site à consulter sans modération :

Une ferme modèle

A l’occasion de la vérité que viennent de faire ces jours derniers les élèves de Grignon à la ferme de Coupvray, entre Lagny et Meaux, nous avons cru que le moment était opportun pour présenter les améliorations introduites dans la confection des fromages par l’honorable M. Bénard, le femier de l’exploitation en question. Les perfectionnements apportés par M. Bénard sont fort importants nous estimons même que ces améliorations, qui portent sur la fabrication du fromage de Brie, trouveront leur emploi dans toutes les contrées de production des dérivés du lait. C’est une bonne fortune pour l’agronome vulgarisateur de pénétrer dans des établissements de ce genre et de pouvoir dire ensuite ce qu’il a vu.


Nous allons donc entrer dans la ferme de Coupvray, et, comme M. Bernard n’a jamais caché, comme méthodes secrètes, les rogrès qu’il a accomplis et que, bien au contraire, il les a lui-même répandus en poussant le désintéressement, soit dit à son honneur, jusqu’à les adapter aux fromageries concurrentes; nous pouvons donc largement puiser à cette source d’enseignement, pratique s’il en fut jamais.


La Société d’industrie laitière a consacré les bons résultats de la méthode et a attribué dans son concours de Meaux, l’année dernière, la prime d’honneur aux produits de Coupvray.

La ferme de Coupvray, dont l’étendue est de deux cent cinquante hectares, appartient au duc de Trévise; elle possède une étable contenant quarante bêtes de l’espèce bovine et une bergerie de six cents bêtes ovines. Les animaux de l’espèce bovine appartiennent en grande partie à la race normande, dont le lait est très riche en principes caséeux, en principes du fromage; les moutons sont Dishley-mérinos. M. Bénard se livre à la production de la viande et du îait nécessaire à sa fromagerie. L’exploitation est parfaitement soignée, la ferme bien entretenue; on y trouve un matériel mécanique fort complet machine à battre, laveur de betteraves, coupe-racines, hache-paille, tout cela mû par une machine à vapeur.


La fromagerie, la partie de la terme qui nous intéresse le plus pour le moment, est placée, comme il convient, sous la direction de la maîtresse de la maison, Mme Bénard. Aussi y trouve-t-on les traces du goût de la femme; l’éclat de la propreté la plus grande est encore rehaussé par une élégance toute féminine qui ne nuit pas dans ces établissements. La fabrication du fromage en Brie est fort ancienne elle est toujours restée cantonnée autour de Meaux. Son développement n’a pas cessé de croître chaque année. Les améliorations apportées par M. Bénard sont toutes dans une meilleure hygiène du bétail et dans un meilleur aménagement de la laiterie. Il est, malheureusement, encore en vigueur, en Brie, une coutume absurde, aussi barbare que préjudiciable aux intérêts du cultivateur, coutume en vertu de laquelle on n’expose jamais les vaches laitières à l’action de l’air, calfeutrant les étables pendant l’hiver et ne sortant le bétail pas plus l’été que l’hiver. M. Bénard, comprenant que le renouvellement de l’air est aussi nécessaire aux animaux qu’aux humains, n’a pas suivi ces vieux errements il ventile ses étables et envoie ses vaches à la pâture du 15 avril au commencement de la mauvaise saison.

L’innovateur briard a aussi battu en brèche une autre habitude, aussi monstrueuse, qui est fort répandue en Brie celle de placer les laiteries à l’intérieur des étables. Préoccupé des dangers que peut causer au bétail ce voisinage immediat des produits de fermentation, de la formation du fromage, gaz délétères, mauvaises odeurs, etc., provenant de la laiterie; répudiant aussi bien la malpropreté qui résulte, pour la fromagerie, de la présence des animaux, M. Bénard a porté en dehors de son étable la laiterie, qu’il chauffe à l’aide d’une sorte de thermosiphon, appareil à courant d’eau chaude remplaçant avantageusement la chaleur animale du bétail, employée à obtenir la température nécessaire à l’égouitagfi des fromages dans la laiterie installée dans l’étable. A Coupvray la production moyenne des vaches est de dix litres de lait par jour. On fait journellement seize fromages, et chaque fromage, y qui pèse 2 kilogrammes 800 grammes, exige seize litres de lait. D’après les prix de vente, de 50 à 60 francs la douzaine, le litre de Lait, est payé. au fermier au moins 20 centîmes; Comme l’on voit, c’est une excellente industrie que celle de la fabrication du fromage lorsqu’on sait y adapter méthodes rationnelles.


Voici de bons exemples qui peuvent être des plus profitables à l’Industrie laitière, qui ne saurait être regardée comme de médiocre importance pour l’agriculture française.

DOCTEUR AGRICOLA

Gazette agricole

1er fevrier 1880

lien vers l’article :http://partdebrie.tumblr.com/post/12117694066/une-ferme-modele

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 15:54

 

 

 

Le publicateur 8/1/1911

 

 

Le hannetonnage

En raison des conditions climatériques particulières de l’année 1910, les hannetons se sont montrés en quantité très restreinte.

Bien que les dispositions ordinaires aient été prises, comme par le passé, dans toutes les communes de l’arrondissement 2834 kg seulement ont été recueillis en mai-juin 1910.

Les quantités récoltées dans 11 communes ont été les suivantes :

 

 

                                                           Kg       gr

Claye-Souilly                                    233

Bassevelle                                        542

Bussières                                         103      700

Changis                                             341      500

Luzancy                                              221      200

Barcy                                                    99

Jaignes                                              306      500

May-en-Multien                                   15

Ocquerre                                            901      500

Torcy                                                      64       500

Germiny l’Evêque                                  6      500     

                                                           --------------

Soit pour l’année 1910un total de 2   834     400

                                                      ==========

 

Il convient de rappeler ci-dessous les résultats fournis par le hannetonnage depuis la date de la création de ce service, c’est-à-dire 1889.

 

                                                                         Kilogrammes

           

1889                                                                                         146.146

1892                                                                                          122.041         

1895                                                                                              35.230

1898                                                                                          104.525

1901                                                                                              33.450

1904                                                                                              24.509

1907                                                                 7.774

1910                                                                 2.834

                                                                        ----------

                                                                       476.509

                                                                        ======

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 20:29

LA MOISSON 1755 A 1770

 

 

 Quoique contrariée dans certaines régions par les pluies, la moisson de 1902 comptera encore parmi les moins défavorables, et la récolte parmi celle des bonnes années.

 

 

 Je ne le constate que pour comparer ce résultat aux intempéries et aux récoltes déficitaires qui affligèrent, comme une sorte d'acharnement, nos malheureux pères du temps de Louis XV. Voici un petit tableau édifiant et qui, sans longs commentaires, éclaire d'un jour tristement vrai cette seconde moitié du XVIIIe siècle.

 

 1755.- On commence vers le 20 juillet à couper le froment ; la moisson contrariée par la pluie s'achève le 15 août : beaucoup de grains germent sur les champs.

 

1756.- Le mois de juillet est si humide que les chemins, en Gâtinais, deviennent aussi impraticables qu'en plein hiver, et si froid  que vêtu comme en décembre, on est obligé de se chauffer de temps en temps.  Sur la fin du mois on se décide à couper les seigles ; la moisson du froment ne peut se faire qu'en août.

  

1757.- On fauche le blé à partir du 20 juillet, dans des conditions à peu près normales.

 

 1758.- Juillet est encore froid et humide . On avait commencé à couper les seigles, mais dans l'impossibilité de les rentrer secs et de les battre on les donne à manger aux brebis. En août on profite de quelques beaux jours pour faire la moisson.

  1759.- Année relativement favorable ; on va en moisson des froments le 15 juillet.

 

 1760-1761-1762.- Pas d'observations intéressantes la moisson est achevée, même celle des avoines vers le 20 août. Récoltes moyennes, comme qualité et comme quantité.

 1763.- Année tardive puisqu'on ne coupe les froments qu'au mois d'août, mais exceptionnellement abondante, il n'est que temps : la famine est à nos portes.

 

 1764.- La moisson s'achève vers le 15 août sous des grêles qui détruisent les avoines. Absence complète de paille, en Beauce, les blés ont épié à un demi-pied de terre.

  1765.- On va en moisson des froments le 23 juillet, un mardi, aux environs de Pithiviers.Il y a si peu de grains qu'il faut 30 gerbes pour avoir une mine. Or la mine de blé pesait en moyenne 80 livres ou un tiers de notre sac ; cela ferait donc pour nous 90 gerbes au sac. Mais la différence est plus sensible encore qu'il me semble, car dans les années à peu près bonne 12 gerbes du Gâtinais donnaient la mine.

 

 1766.- La moisson commence avec le mois d'août et finit avec le 25. Il ne faut plus cette année que 15 à 16 gerbes à la mine.

 1767.- Le mois de juillet est si froid que les graines ne peuvent venir à maturité. Enfin le 3 août on les coupe tels qu'ils sont, et le 20 on est surpris par la gelée en pleine moisson.

 

 1768.- La moisson des seigles finit et celle des blés commence du 24 au 26 juillet. Année médiocre, mais on n'est pas très exigeant.

 1769.- « Il n'y a pas eu d'été » dit Duhamel du Monceau à l'Académie des Sciences. Aussi attend-t-on le mois d'août pour moissonner. La quantité laisse à désirer, par bonheur la qualité est au-dessus de la moyenne.

 

 Voilà les renseignements que des témoignages sérieux et désintéressés nous fournissent sur quinze années successives et non choisies pour les besoins de la cause, vraiment ils sont peu brillants puisqu'ils se résument en huit récoltes à peine passables, six franchement mauvaises et une seule année d'abondance. Pourtant le producteur il faut le dire parce que l'histoire veut toute la vérité ; le producteur avait quelque chance de salut dans la hausse des prix et l'extrême sensibilité du marché que ne régularisaient pas les apports extérieurs.

Mais celui auquel doit aller  la meilleure part de notre pitié, c'est le manouvrier, le petit, tout petit cultivateur. Pour celui-là les limites des souffrances humaines semblent avoir été reculées.

Tout cela je l'ai dit déjà, et redit ailleurs, je ne ferai donc plus qu'une remarque : à l'exception de 1759 la moisson commence chaque année après le 15 juillet et  six fois sur quinze est reportée au mois d'août.

                                                                      Eugène Thoison

                                               Secrétaire Général de la Société d'Agriculture

                                                                       de Fontainebleau

 

 

Sources : Almanach de Seine et Marne 1902 (Médiathèque de Meaux) (sic)

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 19:57



Semaine Religieuse 1923, distribution des prix 8.7

Nous tenons à signaler la belle distribution de prix de Claye-Souilly à l’occasion du Comice agricole.

Dans le long palmarès nous avons surtout noté les récompenses accordées aux vieux serviteurs de l’Agriculture dont les services se chiffrent de 15 à 50 et même 60 ans.

 

Quel réconfort ! Quelle édification ! Quel encouragement à l’optimisme ! Ils sont plusieurs centaines à montrer qu’il y a encore des maîtres justes et bons, des serviteurs fidèles et dévoués en l’arrondissement de Meaux.

Toutes les consciences ne sont pas faussées, Dieu merci et il faut espérer, malgré tout, que ces exemples trouveront encore de nombreux imitateurs.

 

Croix s et m 15.7.1923

 Concours agricole

Dimanche dernier avait lieu le concours agricole de Claye-Souilly organisé par la sté d’agriculture de Meaux et son dévoué président M. Thirion.

M. Leroux inspecteur général de l’agriculture représentant le ministre présidait la solennité, ayant à ses côtés le préfet M. Peytral ; le sous-préfet de Meaux et toutes les personnalités du département à l’exception de M. Menier sénateur empêché.

Avant la lecture du palmarès M. Leroux célébra l’esprit de progrès des cultivateurs et le mérite des travailleurs agricoles.

Le palmarès ne comprend pas moins de 300 noms dont 241 vieux serviteurs, voici les principales récompenses :

 

Prix d’honneur pour exploitation au-dessus de cent hectares, décerné aux cultivateurs de l’arrondissement de Meaux dont l’exploitation la mieux dirigée réalise les améliorations les lus propres à être offertes comme exemples :

1er prix M. Proffit de la Conge ; 2ème prix ex æquo Mrs Boufflerd de Vincy-Manoeuvre et Henri Courtier de Poligny.

Prix de la moyenne culture M Georges Viard de Penchard

Espèce bovine ler prix ex æquo Mrs Garnier de May en Multien et Cartier-Bresson à Fresnes sur marne.

Concours d’attelage M. Marniac de Claye

Enseignement agricole M. Desbordes instituteur à Voulangis.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:52

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Le Peuple de la Brie 25/1/1946

 

Syndicat cantonal

Résultats des élections professionnels du 6/1/1946

 

Agriculteurs, voici les représentants à l’échelon cantonal :

Président M. Proffit Frédéric au Plessis aux bois

Vice Président M. Flé Maurice à Fresnes, Thévenin Maurice à Courtry

Secrétaire : M. Rauscent Georges à Claye-Souilly

Trésorier M. Lenfant André à Charmentray

Membres : M Chauffourier E. à Villevaudé, Villettte Eugène à Iverny, Hamelin Jean à Claye.

 

Délégués des sections spécialisées :

Céréales : M. Codron Marc à Villeroy,

Betteraves : M. Benoist A. à Claye,

 Lait :M. Hamelin Jean à Claye ,

Elevage en viandes : M. Courtier Lucien à Villeroy,

 Pommes de terre : M. Piot Maurice à Mitry,

Lin et oléagineux : M. Vanden Aven à Trilbardou,

Questions sociales : M. Laurent Marcel à Charny,

Questions sinistrés : M. Courtier Lucien à Villeroy.

 

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 10:35

Seine et Marne d’autrefois, Almanach Historique 1865 Médiathèque de Meaux

 

 

Extrait article de G. Leroy

 

LE SOL ET  LA PRODUCTION

dans Seine et Marne avant 1789

 

La Brie était originairement couverte d’épaisses forêts dont la culture latine commença le défrichement. Les Romains, agriculteurs plus habiles que les Gaulois,  rendirent productive cette fertile contrée, et s’appliquèrent à assainir les lieux encore inhabités

 

La possession du sol et sa valeur en ces temps éloignés n’offrent que des données incertaines. Mais, à partir de l’établissement des races germaniques, l’état des terres, étroitement lié à l’état des personnes, est plus connu. Les provinces que les nouveaux conquérants s’étaient appropriées furent distribuées à l’infini, soit pour une période déterminée, soit à titre définitif, sous des obligations qui variaient selon la nature de la concession. Ce fut ainsi que la propriété se constitua, en même temps que la féodalité reçut sa consécration. Les territoires, dont la culture laissait espérer de fructueux résultats et qui avaient été l’objet des premiers défrichements, devenus l’apanage des feudataires, passèrent bientôt, pour partie, entre les mains du clergé, qui faisait servir son influence toute puissante à l’accroissement de ses richesses.

Les vastes propriétés qui, sous l’ancien régime, appartirent aux deux grands pouvoirs de l’Etat, c’est-à-dire les meilleurs sols de France constituent, de nos jours, ces magnifiques domaines où l’agriculture, portée à un haut degré de perfection, assure la fertilité inépuisable de la terre par une sage administration. La vente des biens nationaux ne les a pas divisées autant qu’on  est tenté de le croire. Si, par exception, cette division existe pour quelques domaines, elle ne s’est opérée qu’après la Révolution et par le fait de la spéculation.

Les terrains accidentés, d’une quantité généralement inférieurs à celle des plaines furent livrés à la culture postérieurement à ces mêmes plaines. Leur nature les fit transformer en vignobles et la jouissance en fut attribuée aux serfs, exempts des lois applicables au partage des fortunes dans les rangs élevés de la société. Ils se la transmirent sous des formes multiples qui justifient le morcellement de cette sorte de culture. Dans certaines localités, longtemps avant la Révolution, le territoire était presque autant divisé qu’aujourd’hui, et partout la valeur en était fort élevée, résultat de la passion des habitants des campagnes pour la possession du sol.

L’agriculture primitive de nos contrées parait avoir été fort délaissée. Les hommes robustes, enlevés aux travaux des champs par la guerre, abandonnaient le soin de cultiver la terre aux femmes et aux vieillards. En outre l’imperfection des instruments aratoires ne permettait que d’opérer les labourages et ensemencements que d’une manière insuffisante.           Les biens des abbayes furent mieux cultivés, souvent ils se contentèrent d’en diriger l’exploitation  comme nous le montre  l’abbé Irminon, au IXe siècle, pour les localités de Combs-la-Ville, Evry, Moissy et lieux circonvoisins, dépendant de l’abbaye  de Saint-Germain-des-Prés de Paris. Quelques améliorations qui se manifestèrent aux XIIe et XIIIe siècles restant sans conséquences pour les temps suivants. Ce fut à cette époque de la prospérité momentanée de l’agriculture que les moines construisirent ces bâtiments ruraux aux proportions grandioses qui subsistent encore en plusieurs lieux.

Cependant, malgré l’active intelligence des populations et la fécondité de la plupart des terres mises en culture, le mouvement d’expansion de la richesse publique se fit aussi lentement dans la Brie que dans les autres provinces de la France. Les lois féodales et les impôts paralysaient le progrès. La production surtout s’en trouvait gravement affectée car, dit Montesquieu, les terres rendant moins en raison de leur fertilité que de la liberté de leurs habitants. Ainsi quand le peuple put exprimer librement ses vœux dans les assemblées de la Nation, il s’appliqua principalement à réclamer l’abolition de ce qui s’opposait le plus au développement de l’agriculture et du commerce. Nous en avons la preuve dans les cahiers de doléances du Tiers-Etat, rédigés en 1789 par les habitants de Seine et Marne :

-« Le vœu général de la Nation étant que les impôts soient levés sur tous les biens et sur toutes les personnes, sans aucune exception quelconque si ce n’est en faveur des dernières classes, c’est-à-dire de celles évidemment les plus pauvres, il doit nécessairement en résulter sans aucune perte, mais au contraire avec un bénéfice considérable pour le Trésor public, la suppression d’une infinité d’impôts qui minent sourdement et continuellement la fortune des citoyens, nuisent au progrès de l’agriculture , à l’extension des arts et du commerce et conséquemment à la prospérité publique.

D’autres  causes contribuaient à l’état arriéré de la culture avant le complet affranchissement du sol. Les règles exceptionnelles appliquées aux biens des classes privilégiées, l’insuffisance des capitaux, la difficulté des moyens de transport, les entraves apportées au commerce de grains, entretenaient le cultivateur dans une routine ennemie de tout progrès.- « Quand on voit, dit Young, le sol le plus beau, le plus profond et le plus fertile du monde, tel que celui qui est dans le voisinage de Meaux, assujetti au cours abominable de rester une année en jachères, pour produire aux deux années suivantes du froment et du grain de printemps est même au dessous du mépris, en un mot que tous les efforts du laboureur ne tendent qu’à recueillir une moisson de froment en trois ans, on doit être convaincu que l’agriculture d’un pareil pays  n’est pas plus avancée que dans le Xe siècle ». Les fréquentes variations du prix des céréales étaient également funestes au producteur, quoique Montaigne ait dit : « Le laboureur ne fait bien ses affaires qu’à la cherté du blé ». Presque toujours les bénéfices d’une hausse passagère s’engloutissent dans la baisse exagérée qui ne manque pas de suivre les époques de cherté.

C’est encore dans les doléances de 1789 que se trouve la justification de ces faits, et ce qui est à remarquer c’est quelle émane de la noblesse :

« La noblesse des baillages de Melun et Moret enjoint à son député de demander : la suppression de la taille, et, en attendant cette suppression, sa diminution, vu que cet impôt excède le plus souvent le tiers du loyer, surcharge terrible à cause de la cherté de la culture, de l’immensité des bâtiments nécessaires à l’exploitation, de l’inégalité des produits et la difficulté des communications pour le transport et la vente des denrées. Toutes ces causes réunies à l’incertitude et à la fluctuation de la législation sur le commerce des grains et au renchérissement subit des bestiaux, ont opéré la ruine d’un grand nombre de laboureurs ; plusieurs fermes sont abandonnées et des villages sont pour la plupart dans une misère extrême, rendue encore plus affreuse par l’intempérie, par l’oubli total des lois sur le prix de la mouture et la police des moulins, par l’augmentation arbitraire des droits d’aides, par la rigueur des exécutions pour les impôts ».

Le clergé et c’est une justice à lui rendre, ne se montrait pas moins favorable aux réformes radicales qui devaient assurer l’avenir de l’agriculture :

« Le clergé des baillages de Melun et Moret a cherché de nouveaux secours pour la misère publique et de nouvelles ressources pour le bien général dans les encouragements à donner à l’agriculture, au commerce et à l’industrie. C’est dans cette vue qu’il demande :

« Que l’on fasse enfin cesser ces variations continuelles et fréquentes dans les règlements portés sur le commerce des grains, qui ne seraient déjà que trop funestes quant elles n’auraient d’autres mauvais effets que de jeter l’inquiétude et l’alarme dans les esprits ; qu’en conséquence cet objet soit invariablement fixé par une loi sûrement délibérée :

« Qu’il soit cherché les moyens en France d’augmenter le nombre des bestiaux de tous genres ». Que dans la quantité des terres en friche existant dans toutes les parties du royaume, y en ayant un très grand nombre qui seraient susceptibles de culture, si elles se trouvaient dans des mains habiles, ce qui accroîtrait d’autant la richesse de l’Etat, il soit fait une loi pour obliger les propriétaires desdits terrains à les cultiver ou à les laisser cultiver pas ceux qui en auraient la volonté, moyennant des conditions justes et raisonnables qui seront déterminées.

La chasse était un autre fléau également redoutable à l’agriculture. Ce droit, qui appartient exclusivement aux seigneurs, engendrait des abus tellement monstrueux que les plaintes auxquelles il donna lieu sont les plus vives et les plus nombreuses dans les instructions du peuple à ses députés aux derniers Etats Généraux. – «  La chasse, y est-il dit, a occasionné la ruine des récoltes et celle des particuliers. Les remises multipliées établies dans toutes les paroisses au milieu des terres cultivées et choisies de meilleure qualité, non-seulement prive le cultivateur du fonds que l’on n’a point payé, mais servent d’asile au gibier qui dévastent les champs dans lesquelles elles sont établies. Le cultivateur n’a pas la faculté d’ôter l’herbe de ses blés, ni de couper ses fourrages, on lui oppose des difficultés en raison qu’il peut trouver des nids de perdrix. Les gardes-chasse se livrent aux actes les plus tyranniques envers les habitants etc….. »

Ces citations peuvent faire apprécier ce que devait être l’art agricole sous l’influence de libertés et de garanties aussi restreintes. Nous ne dirons rien pour ne pas ajouter aux regrets de cette situation, du triste état de nos campagnes aux jours trop fréquents de guerre civile et d’invasion étrangère. Que de fois les champs de Brie furent ravagés ou   restèrent incultes par le fait de malheureuses dissensions !.....

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 17:35

La Liberté de Seine et Marne 27/3/1964

 

Une industrie au service de l’agriculture

Les Ets Tourneur à Coulommiers

 

 

Les établissements Tourneur qui comptent 80 ans d’âge n’ont cessé de fournir sur le marché agricole français et même à l’étranger des variétés de graines et des sélections dont les recherches en matière de production et de qualité ont été en progression constante. La maison se concentre sur trois principaux plans d’activités en matière de création de variétés :

-         Les céréales blé, orge, avoine ; la betterave sucrière.

-         Les légumineuses : la luzerne et le trèfle.

 

VARIETES DES CEREALES

 

Les blés

Les travaux de laboratoire et de culture visent à établir des variétés où, aux qualités de rendement, se joignent les qualités technologiques : recherche de rendement maxima, force boulangère, résistances aux maladies, aux conditions climatiques…

Parmi les anciennes qualités de blé qui ont eu un grand développement citons le Chanteclair, L’Inversabe, Bordeaux et Vague d’Epi. Récemment deux nouveaux types de blé qui ont bénéficié de l’apport de travaux nouveaux offrent des qualités non moins certaines, tels l’alterna qui, comme son nom l’indique peut être semé d’automne à fin février ; l’Eureka qui présente un rendement comparable aux meilleures variétés actuellement existantes,  et qui se répand dans toutes les régions de France. Ses principales qualités sont sa résistance aux  maladies, à la verse ; demi précoce, il présente  aussi notamment un atout non négligeable de souplesse à la récolte mécanisée.

Des travaux sont en cours pour améliorer encore ces résultats.

 

L’avoine

La maison Tourneur avec Nappe d’Argent et Gelinotte, a donné aux milieux de cultures deux avoines de grandes qualités. La première, à grain blanc, fournit une grosse production ; la seconde, à grain noir, est précoce et donne d’excellents rendements.

Ces différentes variétés sont produites à partir d’hybridations artificielles. Après l’étude de la descendance de ces croisements, on choisit un type fixé et stabilisé dans les caractères généraux souhaités : alternativité force boulangère, résistance au froid et à l’échaudage, aux maladies, etc…

Pour que, après  étude  une sélection de ce genre soit mise à la disposition des agriculteurs il faut quatorze à quinze ans de travaux.

La betterave sucrière

A partir de types hybrides et hétérogènes, ainsi que le réclame la nature de la plante, on établit une sélection obtenue par croisement de familles, qui au terme de cette consanguinité, amène une accumulation de propriétés intéressantes, les caractères mauvais ayant été préalablement éliminés.

Cette sélection aboutit aujourd’hui à trois types répartit en quatre catégories de semences :

-         les semences ordinaires

-         les semences façonnées

-         La semence monogerme, aux rendements importants,

-          enfin, la graine enrobée.

 

LES TREFLES LES LUZERNES ET LE SORGHO

Depuis plusieurs années, en raison de sa bonne résistance à la sclerotinia, le trèfle violet « Sepia » permet d’être conservé plusieurs années en culture. Demi-précoce, il est, d’autre-part, d’un bon rendement fourrager.

 

Luzernes

Les recherches les plus aboutis de la maison Tourneur se sont portés sur les variétés de luzernes ; cette Maison est la première en France  à s’être intéressée à cette création.

La première mise dans le commerce fut l’Ormelong ; la seconde, dite Du  Puits, a pris une extension considérable en France et dans de nombreux pays. Expérimentée en Hollande, Danemark, Angleterre, Etats-Unis, etc… , elle s’est classée la meilleure parmi les meilleures.

Cette renommée est due à sa particulière résistance au froid, son très grand rendement et une vigueur de repousse très marqué après chaque coupe. Aussi peut-on dire que pour l’agriculture en général, elle offre la plus grande sécurité parmi les luzernes mises à ce jour dans le commerce.

Elle doit cette sécurité à la conservation de ses caractères ; ce sont toujours les mêmes plantes originales qui, bouturées, permettent de maintenir les caractéristiques de la variété au long des années.

Les travaux de l’Etablissement se poursuivant en ce domaine  pour établir d’autres sélections adaptées à des besoins, et surtout des situations climatiques particulières, la variété  Cardinal est orientée vers une utilisation industrielle. La plus récente  « Glacier », qui comme son nom l’indique, est très résistante au froid, est destinée aux régions du Nord de la France et à certains pays d’Europe de l’Est et du Nord et au Canada.

 

Le sorgho

Une autre activité à l’étude est le sorgho hybride, sorti par la Maison Tourneur et démarré dans les régions du Sud-Est et du Sud-Ouest depuis 1959, culture qui couvre actuellement 40 000 hectares dans ces départements.

 

LABORATOIRES ET MAGASINS

Toutes ces différentes sélections et variétés font l’objet de longs et patients travaux de laboratoire et d’essais en terrains de culture. Une trentaine d’ouvriers, sous la direction de deux ingénieurs, aidés d’un chef de culture et d’une laborantine, sont affectés à ces travaux. La maison dispose, pour ces études, de tous les derniers perfectionnements en usage : laboratoire de germination du blé, équipé pour les études qualitatives, extensimètre Chopin, farinographe Brabander, glutographe, etc… La culture de la betterave bénéficie d’un équipement aussi important, étuve, appareil à distillation et microscope à contraste de phases pour l’étude des chlorophastes, élément qui joue le rôle des chromosomes dans la formation et la transformation des feuilles. En annexe de ces installations, des serres permettent le développement rapide des plantes étudiées.

Quand les premiers résultats souhaités sont obtenus, celles-ci sont réparties dans différents champs d’essais disséminés dans la France entière. Quand une variété a donné des résultats satisfaisants, cela au bout de 10, 15, parfois 20 années, elle est livrée sur le marché.

 

Magasins

Pour le tri, le nettoyage, la sélection des graines et leur expédition, les Etablissements Tourneur disposent d’importants magasins.

Voici le chemin parcouru par une graine, du nettoyage à l’ensachage. La graine de luzerne, par exemple, disposée par catégories, selon les impuretés à retirer, passe par un premier système de tamis. D’autres tamis retenant les impuretés larges ou les impuretés longues la recueillent. La meilleure graine est reprise par des élévateurs et versée sur des cuscuteuses, avant de passer au trieur et sur le mélangeur magnétique qui libère la graine du reste de ses déchets.

Mise en sacs, cette graine est aussitôt expédiée par camions au gré de la demande. Il n'y a pas pour ainsi dire de stockage.

Les différentes manutentions qui accompagnent soit le travail des machines, soit celui qui en résulte, sont accomplis par une vingtaine d‘ouvriers environ.

Il était intéressant de situer cette activité, une des plus anciennes installées à Coulommiers et qui ne s’est pas, pour autant, sclérosée, mais a su, au contraire, s’adapter aux exigences de l’heure.

 

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 15:58

Ile de France


La Seine et Marne  

 

principal producteur de

 

Colza non alimentaire


 

 


 colza villevaudé 11.5.2012

Villevaudé 11/5/2012

 

Ces champs de colza que nous voyons à perte de vue aujourd’hui

en Seine et Marne  servent en majorité à la production de

bioéthanol,biodiesel ou fabrication de diester d’huiles végétales

pour les peintures, les solvants, les lubrifiants ; la  betterave,

le blé et le tournesol  également  mais à plus petite échelle.

 

 

Pour aller plus loin :

   

http://driaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf_N91_Cultures_energetiques_2007_IDF_-_4-pages_cle8f9ccb.pdf

 

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