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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 16:20

 


Petite Gazette de Dammartin et ses environs 7.8.1898
L’avant dernière nuit, vers une heure du matin, le facteur Donassier de Claye  qui revenait du bureau de Lagny, a trouvé étendu sur le bord de la route au
lieudit "La Violette" le corps d’un carrier nommé Scherrer Pierre âgé de 60 ans qui avait été violemment poussé hors d’un cabaret par un autre carrier du nom de H... D.... âgé de 65 ans. D’un coup de pied celui-ci lui avait brisé la jambe droite Scherrer a été transporté à l’auberge Simon ou il a reçu les soins de M. le docteur Gachet qui a ordonné son transport à l’hospice de Meaux, H..... vient d’être arrêté.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 22:14

plessis aux bois ferme

 

Le Plessis-aux-Bois, la ferme

  

 

 

Alphonse, Vincent DUBOURG

 

Il est né le 1/10/1810 à Plessis-aux-Bois (77)

 

Fils  de Jean, Firmin, Simon DUBOURG (1770-1838)

 propriétaire, cultivateur et régisseur du Marquis de Boissy (1)

Maire de Plessis-aux-Bois 1831-1838

et de Louise, Françoise PAPILLON.

 

Sa sœur Camille, Victoire DUBOURG était l’épouse du notaire de Claye-Souilly Dominique, Esprit BARIZET.

 

 

Il épouse au Plessis-aux-Bois le 19/12/1832 Adélaïde, Denise  CHARTIER

Dont il aura deux enfants :

- Anne Marie, née en 1833

- Léon Alphonse né en 1835

 

- Propriétaire, Cultivateur.

- Maire de Plessis-aux-Bois  1838- 1876 (à la mort de son père, il lui  succède )

- Conseiller général  Bonapartiste du canton de Claye-Souilly 1848-1874 (son neveu Dominique, Firmin Barizet, notaire et maire de Claye-Souilly lui succéda).

- Officier d’Académie.

- Chevalier de la légion d’honneur le 14/8/1865.

- Chevalier de l’Ordre de Charles III d’Espagne.

 

Il décède le 14/1/1889

 

Sources :

-Archives départementales 77 : NMD

- Site Léonore

 

 

(1)     Les Marquis de Boissy  furent :

- Hilaire II Rouillé du Coudray (1716-1804) enseigne au régiment de Bourgogne, Lieutenant Général des armées du Roi, capitaine-lieutenant du dauphin, qui dû

émigré à la Révolution.

  Sa  deuxième  épouse  Marie d’Abbadie d’Ithorrotz décèdera le 15/07/1786 au

 Plessis-aux-Bois

       - son fils Hilaire Rouillé du Coudray dit «de Boissy» (1765-28/6/1840 aux

       Plessis- aux-bois)

       Pair de France, capitaine au régiment du Lanquedoc-Dragons et Chevalier

       de Saint Louis.

 

 Ils étaient propriétaires du Château de Boissy à Forfry,*

 

 

 * sources :  racines histoire : http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Rouille.pdf

 

pour aller plus loin :

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:4_geoLJYejUJ:fr.topic-topos.com/vestige-du-chateau-de-boissy-forfry+de+boissy+du+coudray+le+plessis+aux+bois&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&source=www.google.fr

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:8YtDEaOT02QJ:www.famillesparisiennes.org/public/orsel/rouille_du_coudray.html+marquis+de+boissy+plessis+aux+bois&cd=15&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&source=www.google.fr

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 14:24

1838 (Le Peuple de la Brie 11.2.1937 Miettes d’histoire)

Au moment où l’on parle de la revalorisation des produits agricoles, peut-être serez-vous curieux de savoir combien se vendait le blé, autrefois, sur le marché de Meaux. Voici un petit tableau sur lequel vous pourrez méditer. Les prix sont établis à l’hectolitre, de 5 en 5 ans et pour la première qualité de blé :

 

 

1780…..12 fr 62

1785…..14 fr 89

1790…..19 fr 48

1795 pas de cote

1800…..20 fr 43

1805…..19 fr 09

1810…..19 fr 68

1815…..19 fr 58

1820…..16 fr 60

1825…..14 fr 80

1830…..21 fr 30

1838…..20 fr 33

 

 

 

 

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 14:23


Sur cette place se trouvait le presbytère en 1832


4/2/1832 Archives diocésaines Meaux 1832  N° 260

Distraction de pièces de Presbytère de Claye pour la Mairie

M. F. Galland

Vu 1° les délibérations du Conseil Municipal de claye, chef lieu de canton… de Meaux de notre diocèse ; la 1ère en date du 17 8bre et la 2ème du 9 9bre 1831, pour lesquelles il demande qu’une partie du presbytère habité par le Curé Doyen de cette ville, en soit distraite pour servir à la tenue des séances du conseil municipal et au placement des archives et bureau de la Mairie.

2° Vu la lettre adressée par nous à Mr le Maire de Claye, en date du 2 8bre 1831, par laquelle nous nous montrons disposés à entrer dans les vues du Conseil Municipal lorsque les formalités prescrites par les lois et d’ordonnances auront été observées.

3° Vu le Presbytère de Claye où nous nous sommes transportés et le plan des lieux sur lequel les deux pièces demandées sont indiquées par une feuille de retombe.

4° Vu l’article 1er de l’ordonnance Royale du 3 Mars 1825.

5° Vu enfin la lettre à nous adressée à ce sujet en date du 1er de ce mois par M. Le Préfet de Seine et Marne.

Considérant 1° que nous ne regardons que comme provisoire l’établissement du siège de la Mairie de Claye dans le salon et la moitié de la salle à manger et qu’aussitôt qu’il y aura possibilité ces deux pièces du Presbytère seront de nouveau occupées par le curé doyen.

Considérant 2° que nonobstant la distraction de ces deux pièces, le pasteur aura encore un logement suffisant.

Considérant 3°  Les dépenses considérables faites par la ville de Claye pour la construction de son presbytère ;

Considérant 4° La bonne volonté que nous a montré Mr le Maire de Claye de faire tout le jardin … au logement par Mr le Curé.

Nous avons estimé et estimons qu’il y a lieu d’autoriser la commune de Claye à distraire temporairement du logement de Mr le curé de cette ville la pièce servant de salon et partie de celle servant de salle à manger pour tenir dans la 1ère pièce les séances du conseil municipal et placer dans la 2ème les archives et bureau de la mairie jusqu’à ce que la situation financière de la dite ville puisse lui permettre de se procurer un local plus vaste et mieux approprié à sa  destination. Avons autorisé en ce qui nous concerne la distraction projettée à la charge néanmoins par la commune de supprimer tout joint et communications entre les locaux  ci-dessus désignés er la partie des bâtiments dépendants réservés pour le logement du curé Doyen.

Donné à Meaux en notre palais épiscopal, sous notre seing, le sceau de…et le contre Seing

Du secrétaire de notre évêché, le 4 février 1832

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 19:07

 

  Château de Bisy à Villevaudé où il vécut


CONSEILLER GENERAL DU CANTON DE CLAYE-SOUILLY

DERVELOY Eugène Alphonse



 Fils de Jean Antoine Auguste, propriétaire dans l'Oise et de Alphonsine Clara Dumont.

Il naquit le16.1.1855 à St Just en Chaussée 60.

Il épousa :

en première noce : Léontine Balteaux ( divorce le 28.5.1890)

en seconde noce  : le 30.9.1895 à Vichy, Marie Julie Germaine Desbrest (fille du maire de Vichy).

Il fut élève du collège congréganiste de St Vincent de Senlis jusqu'en 1869. Ses études terminées et sa licence en droit obtenue, il devint avocat à la cour d'appel de Paris et secrétaire du Président de la Chambre des Députés M.Charles Floquet et ensuite de M. Viger, Ministre de l'Agriculture.

Franc-maçon de la loge de Melun (libre parole les enfants Himram)

Il vécut à Villevaudé au château de Bisy de 1884 à 1892, avec sa première épouse Léontine Balteaux .

 

- Conseiller Général du canton de Claye-Souilly de 1886 à mai 1893 (date à laquelle il démissionna),

- Président du conseil général 19.4.1909,

 

- Député de Seine et marne (arrondissement de Meaux) du 3.9.1893  au 22.5.1898 

il fut  battu le 22.5.1898 par Gaston Menier,

- Député de Seine et Marne (arrondissement de Provins) du 9 avril 1899  au 16.11.1919 de (à la faveur d'une élection partielle destinée à pourvoir au remplacement de M. Montaut, décédé le 12 février), le 16.11.1919 il ne se représenta pas.

A la Chambre il siégea sur les bancs des radicaux- socialistes.

 

 Dans sa profession de foi il se donna comme candidat républicain résolu  à « tenir les promesses de la république » partisan d'un impôt gradué sur le capital ou le revenu », des lois sociales, de la liberté de conscience et de la séparation des Eglises et de l'Etat.

 Il décédera le 5.6.1923 à Vichy 03.

 

 Sources :

Médiathèque de Meaux : Dictionnaire biographique de S et M 1893  

A.D. : Biographie des Députés

Bibliothèque Diocésaine de Meaux : La Croix de seine et marne 05.1893, 26.6.1904, 8.11.1893  25.4.1909 

Archives privées des propriétaires du Château de Bisy

Mairie de Vichy : Acte de décès Derveloy Eugène Alphonse .

 

 

 


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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 21:37


 

Eugène VARLIN 1839-1871

militant socialiste, martyr de la Commune

 

 

« CE MORT-LA EST TOUT AUX OUVRIERS »
(Lissagaray)

 

 

         Il est né le 5 Octobre  1839 dans cette rue qui se dénommait  rue Berthe (hameau de Voisins)  d’une famille de petits paysans, son père Aimé Alexandre Varlin est vigneron, sa mère Héloïse Duru  femme au foyer.

Les Varlin sont originaires de Claye  depuis des générations. Son ancêtre Jean Adrien Varlin y installe la première  municipalité républicaine à  Claye en 1792. Son grand père Antoine Duru, garde champêtre, républicain très jeune, est écarté du conseil municipal de Claye-Souilly en 1851  pour ses opinions républicaines.

            C’est chez ce grand-père, veuf depuis 1820 que vit la famille, au hameau de Voisins, qui compte en majorité des manouvriers.

            Au bout  de la rue Berthe, on trouve, la propriété d’Amable Japuis, l’un des dirigeants de la fabrique de toiles peintes du même nom qui emploie dans son établissement des enfants dès l’âge de 7 ans et jusqu’à 12 heures par jour.

            A cette époque l’école est payante, dans ce quartier très pauvre, peu d’enfants la fréquente, chez les Varlin on vit modestement mais pas dans la misère comme certains voisins, Eugène ira à l’école jusqu’à 13 ans, à cet âge son père l’encourage à quitter Claye-Souilly pour Paris où il part en apprentissage de relieur chez son oncle Hippolyte Duru, qu’il quitte en 1854.

A partir de cette date il travaille chez différents employeurs, devient un bon ouvrier recherché pour la qualité de son travail.

Pour parfaire son instruction, il dévore tous les livres qui lui tombent entre les mains, il suit des cours du soir de français, géométrie et comptabilité, il étudie le droit, le latin, il se perfectionne dans le chant  la musique.

Il n’apprend, pas pour lui-même,  mais pour aider la classe ouvrière à sortir de la misère, à s’émanciper.

La période est difficile, depuis le coup d’Etat du 2 décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte, les républicains, les  ouvriers socialistes sont emprisonnés, déportés ou surveillés par la police.

En mai 1864, l’Empire accorde aux ouvriers le droit de grève sans risquer la prison. En 1866 il crée une coopérative «  La Société Civile d’Epargne et de crédit des ouvriers relieurs », cette même année au congrès de l’Association Internationale des Travailleurs A.I.T. à Genève, il se prononce pour le travail des femmes : « à travail égal, salaire égal ».

Il encourage les ouvriers à s’instruire.

En 1867 il fonde la coopérative de consommation « La Ménagère », association de consommateurs, puis en 1868 un restaurant coopératif « La Marmite ». Il  crée la « Caisse du sou » pour aider les ouvriers grévistes, pour les familles des camarades en prison. Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il s’engage dans la garde nationale, devient chef du 193e bataillon puis membre de la Commune de Paris (18 mars au 28 mai 1871), Varlin devient un des grands organisateurs  de la commune. Le 26 mai il s’oppose, sans succès, à la fusillade des 48  otages de la rue  Haxo. Il se bat jusqu’au dernier jour sur les barricades de Belleville. Il aurait pu fuir, mais il choisit en connaissance de cause de rester. Il est reconnu le 28  mai 1871 ,  subit un court interrogatoire et est fusillé rue des Rosiers.. Jusqu’au bout les Varlin restèrent solidaires, quelques jours après le décès d’Eugène Varlin (le 28 mai 1871), son cousin Auguste  Aimé Varlin eut un fils qu’il prénomma Eugène (né le 21 juin 1871) et ironie du sort ce même Eugène, bien qu’habitant Paris, décèdera le 22 Octobre 1892 à Claye-Souilly (hameau de Voisins).

En 1907 son frère Hippolyte devint maire de Claye-Souilly.

Eugène Varlin est considéré comme l’une des figures les plus pure et authentique que le mouvement ouvrier  ait compté dans ses rangs.

 

Cent ans après sa mort, le 28 mai 1971,  André Darfeuille, maire de Claye-Souilly, entouré du conseil municipal, rend hommage  à ce grand « Communard » et dépose une gerbe devant sa maison natale, c’est cette même municipalité qui décide de donner son nom à l’école des garçons situé rue de l’Eglise et de faire frapper la médaille de la ville à l’effigie d’Eugène Varlin, effigie qui n'existe plus aujourd'hui sur la nouvelle médaille de la commune.

 

 

 

 

                    Certains le considèrent comme un anarchiste,

                             mais Paris lui a donné une rue

                                                ainsi qu'un certain nombre

                                    de villes françaises.

 

 

 

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 21:36


Petite Gazette de Dammartin et ses environs 14.12.1890


En vertu du décret du 15.9.1885 de la circulaire de M. le Ministre de la Guerre du 30/11 suivant, il sera fait un recensement des pigeons voyageurs vivant dans la commune.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 17:35

Publicateur 29.3.1903

Meaux :
Liste des noms inscrits sur le monument aux morts pour la patrie,
 depuis et y compris la guerre de Crimée,
canton de Claye.


Crimée ;
Desroches, V. Malingre, A. Peradon, F. Chevalier, E. Seguin, A. Parain.

Italie : A. Hennequin, Thirioux.

Mexique : G. Duet.

1870 : L. Malpièce, Penel, G. Prat, A. Roussel, J. Chervot, L. Villette, L. Châtelin, Z. Parain, C. Bonamy, A. Martin, F. Philippé,
F. Percet.

Sénégal : Sergent Major Pachot.

Tonkin : V. Gagnon.

 

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 17:35

 

 

 

Petite Gazette de Dammartin et ses environs 14.6.1891

L….. E……, manouvrier, condamné à 18 mois par défaut pour avoir volé une somme de 750 F à son logeur.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 17:35

La Liberté de Seine et Marne 27/3/1964

 

Une industrie au service de l’agriculture

Les Ets Tourneur à Coulommiers

 

 

Les établissements Tourneur qui comptent 80 ans d’âge n’ont cessé de fournir sur le marché agricole français et même à l’étranger des variétés de graines et des sélections dont les recherches en matière de production et de qualité ont été en progression constante. La maison se concentre sur trois principaux plans d’activités en matière de création de variétés :

-         Les céréales blé, orge, avoine ; la betterave sucrière.

-         Les légumineuses : la luzerne et le trèfle.

 

VARIETES DES CEREALES

 

Les blés

Les travaux de laboratoire et de culture visent à établir des variétés où, aux qualités de rendement, se joignent les qualités technologiques : recherche de rendement maxima, force boulangère, résistances aux maladies, aux conditions climatiques…

Parmi les anciennes qualités de blé qui ont eu un grand développement citons le Chanteclair, L’Inversabe, Bordeaux et Vague d’Epi. Récemment deux nouveaux types de blé qui ont bénéficié de l’apport de travaux nouveaux offrent des qualités non moins certaines, tels l’alterna qui, comme son nom l’indique peut être semé d’automne à fin février ; l’Eureka qui présente un rendement comparable aux meilleures variétés actuellement existantes,  et qui se répand dans toutes les régions de France. Ses principales qualités sont sa résistance aux  maladies, à la verse ; demi précoce, il présente  aussi notamment un atout non négligeable de souplesse à la récolte mécanisée.

Des travaux sont en cours pour améliorer encore ces résultats.

 

L’avoine

La maison Tourneur avec Nappe d’Argent et Gelinotte, a donné aux milieux de cultures deux avoines de grandes qualités. La première, à grain blanc, fournit une grosse production ; la seconde, à grain noir, est précoce et donne d’excellents rendements.

Ces différentes variétés sont produites à partir d’hybridations artificielles. Après l’étude de la descendance de ces croisements, on choisit un type fixé et stabilisé dans les caractères généraux souhaités : alternativité force boulangère, résistance au froid et à l’échaudage, aux maladies, etc…

Pour que, après  étude  une sélection de ce genre soit mise à la disposition des agriculteurs il faut quatorze à quinze ans de travaux.

La betterave sucrière

A partir de types hybrides et hétérogènes, ainsi que le réclame la nature de la plante, on établit une sélection obtenue par croisement de familles, qui au terme de cette consanguinité, amène une accumulation de propriétés intéressantes, les caractères mauvais ayant été préalablement éliminés.

Cette sélection aboutit aujourd’hui à trois types répartit en quatre catégories de semences :

-         les semences ordinaires

-         les semences façonnées

-         La semence monogerme, aux rendements importants,

-          enfin, la graine enrobée.

 

LES TREFLES LES LUZERNES ET LE SORGHO

Depuis plusieurs années, en raison de sa bonne résistance à la sclerotinia, le trèfle violet « Sepia » permet d’être conservé plusieurs années en culture. Demi-précoce, il est, d’autre-part, d’un bon rendement fourrager.

 

Luzernes

Les recherches les plus aboutis de la maison Tourneur se sont portés sur les variétés de luzernes ; cette Maison est la première en France  à s’être intéressée à cette création.

La première mise dans le commerce fut l’Ormelong ; la seconde, dite Du  Puits, a pris une extension considérable en France et dans de nombreux pays. Expérimentée en Hollande, Danemark, Angleterre, Etats-Unis, etc… , elle s’est classée la meilleure parmi les meilleures.

Cette renommée est due à sa particulière résistance au froid, son très grand rendement et une vigueur de repousse très marqué après chaque coupe. Aussi peut-on dire que pour l’agriculture en général, elle offre la plus grande sécurité parmi les luzernes mises à ce jour dans le commerce.

Elle doit cette sécurité à la conservation de ses caractères ; ce sont toujours les mêmes plantes originales qui, bouturées, permettent de maintenir les caractéristiques de la variété au long des années.

Les travaux de l’Etablissement se poursuivant en ce domaine  pour établir d’autres sélections adaptées à des besoins, et surtout des situations climatiques particulières, la variété  Cardinal est orientée vers une utilisation industrielle. La plus récente  « Glacier », qui comme son nom l’indique, est très résistante au froid, est destinée aux régions du Nord de la France et à certains pays d’Europe de l’Est et du Nord et au Canada.

 

Le sorgho

Une autre activité à l’étude est le sorgho hybride, sorti par la Maison Tourneur et démarré dans les régions du Sud-Est et du Sud-Ouest depuis 1959, culture qui couvre actuellement 40 000 hectares dans ces départements.

 

LABORATOIRES ET MAGASINS

Toutes ces différentes sélections et variétés font l’objet de longs et patients travaux de laboratoire et d’essais en terrains de culture. Une trentaine d’ouvriers, sous la direction de deux ingénieurs, aidés d’un chef de culture et d’une laborantine, sont affectés à ces travaux. La maison dispose, pour ces études, de tous les derniers perfectionnements en usage : laboratoire de germination du blé, équipé pour les études qualitatives, extensimètre Chopin, farinographe Brabander, glutographe, etc… La culture de la betterave bénéficie d’un équipement aussi important, étuve, appareil à distillation et microscope à contraste de phases pour l’étude des chlorophastes, élément qui joue le rôle des chromosomes dans la formation et la transformation des feuilles. En annexe de ces installations, des serres permettent le développement rapide des plantes étudiées.

Quand les premiers résultats souhaités sont obtenus, celles-ci sont réparties dans différents champs d’essais disséminés dans la France entière. Quand une variété a donné des résultats satisfaisants, cela au bout de 10, 15, parfois 20 années, elle est livrée sur le marché.

 

Magasins

Pour le tri, le nettoyage, la sélection des graines et leur expédition, les Etablissements Tourneur disposent d’importants magasins.

Voici le chemin parcouru par une graine, du nettoyage à l’ensachage. La graine de luzerne, par exemple, disposée par catégories, selon les impuretés à retirer, passe par un premier système de tamis. D’autres tamis retenant les impuretés larges ou les impuretés longues la recueillent. La meilleure graine est reprise par des élévateurs et versée sur des cuscuteuses, avant de passer au trieur et sur le mélangeur magnétique qui libère la graine du reste de ses déchets.

Mise en sacs, cette graine est aussitôt expédiée par camions au gré de la demande. Il n'y a pas pour ainsi dire de stockage.

Les différentes manutentions qui accompagnent soit le travail des machines, soit celui qui en résulte, sont accomplis par une vingtaine d‘ouvriers environ.

Il était intéressant de situer cette activité, une des plus anciennes installées à Coulommiers et qui ne s’est pas, pour autant, sclérosée, mais a su, au contraire, s’adapter aux exigences de l’heure.

 

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