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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 10:49

La Marne 5 au 12.8. 1965

Découverte d’ossements rue du Chemin de fer

Mardi dernier M. Cagnet, domicilié 18 rue du Chemin de fer profitait
de son congé annuel
  pour faire les fondations du mur de clôture à son pavillon.

Soudain un coup de pioche résonna différemment, M. Cagnet venait de retourner des ossements. Il avisa sans tarder les membres de la Sté archéologique de Claye de sa macabre découverte et les fouilles se poursuivirent avec précaution.

On a découvert là de nombreux os épars, une boîte crânienne, une mâchoire, des côtes, un tibia etc…, sans pouvoir dire, avec précision, de quoi il s’agit.

Les os sont très anciens, à n’en pas douter, ils sont très friables.

Signalons qu’il y a quelques mois un voisin de M. Cagnet avait découvert en faisant des terrassements, trois squelettes allongés très près les uns des autres.

Serait-ce là l’emplacement d’un ancien cimetière ?

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Published by Mireille LOPEZ - dans Claye-Souilly-découverte
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 18:44

botot jules cahier G. rouget Le louvre

 

Cahier Georges ROUGET (Musée du Louvre)

 

 

Jules BOTOT


Né le 1.12.1802 Genève (Suisse)

Fils de François Marie BOTOT, l’éminence grise de BARRAS et de Marie Antoinette HUGUES

Il épouse le  4/2/1837 Meaux Laure POITTEVIN, fils d’Alphonse POITTTEVIN, avoué et adjoint au maire de Meaux et de  Victoire Aure Pelletier, issue d’une lignée d’avocats meldois.

L’un des témoins à son mariage ést  Marie Antonin François de BERNARDY de SIGONET, sous préfet de Meaux.

 

De cette union il aura 3 filles :

- Marie née le 15/10/1838 à Meaux qui épousera un médecin Jules Gendron

- Anne Marthe née le 27/12/1840 à Meaux

- Marguerite née en 1843.

 

Cultivateur

Maire de Claye-Souilly  1835-1852.

Conseiller Arrondissement 1832 1848

Conseiller Général 1833 à 1848 (désigné par le roi Louis Philippe)

 

Il avait pour beaux frères le peintre Georges ROUGET et le médecin accoucheur des enfants royaux et maire de Courtry François Joseph MOREAU.

 

C’est sous son mandat de Maire  que :

- Souilly fut rattaché à Claye.

- que le cimetière de Claye fut déplacé

- que le 1er bateau poste circula sur le canal de l’Ourcq (1838).

 

Il prit divers arrêtés :

- contre la mendicité

- pour clôturer les alentours des carrières à ciel ouvert

- concernant les conditions de baignade dans la Beuvronne

- concernant la date des vendanges.

Il refusa de voter une somme de 3000 F pour substituer un pont tournant au pont à bascule du canal de l’Ourcq.

 

C’est à cette époque que :

- les Bois de Claye étaient mal fréquentés et que l’on comptait nombre d’assassinats.

- l’entreprise Japuis fut autorisée à faire divers travaux dans la Beuvronne pour modifier sa chute d’eau par manque d’énergie pour alimenter ses machines.

 

Lors de son mariage avec Laure POITTEVIN  en 1837, ses parents lui font donation de la maison du Parc qui devint par la suite la mairie de Claye-Souilly, il la conservera  jusqu’à 1853.

 

Il décède le 20/8/1875 à Châteauneuf sur Loire, il est enterré dans le cimetière de Meaux.

 

Sources :

- AD 77

 état civil Meaux et Claye-Souilly

 recensement Claye-Souilly 1856

 Séries M et 3S

- Mairie de Paris

  Registre des délibérations des canaux 1835

- Médiathèque de Meaux

  Journaux :

  1838 Le Peuple de Paris

   25/10/1851 Le Publicateur

 

- Internet

  site Léonore

  Geneanet site de Louis Gendron

 

 

Pour aller plus loin :

Biographie de son beau père

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-7119091.html

Biographies de ses Beaux frères :

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-histoire-claye-souilly-georges-rouget-peintre-d-histoire-96150779.html

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-30471707.html

 

 maison du parc vers 1904 3

Il habitait dans cette propriété, qui devint à la fin du 19ème siècle la mairie de Claye-Souilly.

 

 

Sa généalogie :

 

BOTOT, Jules 

cultivateur

Naissance : 10.frim .an XII - Genève

Décès : 08.1875 (71 ans)

Fils de BOTOT, François, Marie (1758-1838)

et de NUGUES, Marie Antoinette (-1852)

 

POITTEVIN, Laure 

 

Naissance : 4.10.1819 - Meaux (77)

Décès : 11.1909 (82 ans)

Fille de POITTEVIN, Alphonse  Honoré (1794-1827)

et de PELLETIER, Victoire Aure (1796-1836)

 

VIE DU COUPLE 

Type d'union : mariage

Âges à l'union : Elle a 17 ans - Il a 33 ans

Contrat de mariage 

4.2.1837 - Meaux (77)

Mariage 

4.2.1837 - Meaux (77)

Témoin : POITTEVIN, Joseph Victor - Témoin : BERNARDY de SIGONET, Marie Antonin François de

Domicile gde rue 

1851 - Claye Souilly (77)

ENFANTS 

BOTOT, Marie

Naissance : 15.10.1838 - Meaux (77)

Mariage : 31.1.1866 - Paris 7e (75) avec GENDRON, Jules Emile Almire (1825-1899)

Décès : 8.12.1933 (95 ans) - Châteauneuf sur Loire (45)

BOTOT, Anne Marthe

Naissance : 27.12.1840 - Meaux (77)

BOTOT, Marguerite

Naissance : 1843

 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 18:42

 


23/11/1900 Petite Gazette de Dammartin et des Environs (Médiathèque de Meaux)


Il résulte un jugement par défaut rendu par le tribunal de Meaux que le divorce entre M. Alex Leroux, jardinier, au château de Claye-Souilly et Mme Virginie Caron, son épouse, demeurant à Bruxelles, rue Briche, chez M. Herman, a été prononcé et définitivement transcrit.

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 18:41

souilly-pont-lavoir-1900-2.jpg

 

Ancien lavoir et ancienne église de Souilly

 

 

Bibliothèque Gallica : Archives Parlementaires de 1787à 1860  2ème série tome CXXVI du 17/61839 au 2/7/1839 (Librairie administrative Paul Dupont 1912

 

 

Sixième annexe à la séance de la chambre des députés du jeudi 27 juin 1839

 

Rapport fait au nom de la commission (1) chargée de l’examen du projet de loi tendant à réunir les communes de Claye et de Souilly (Seine et Marne), par M. Ladoucette, député de Moselle.

 

Messieurs  le Gouvernement vous propose de réunir les communes de Claye et Souilly, département de Seine et Marne, dont les territoires ne sont séparés que par un ruisseau.

Cette affaire a été instruite selon les règles prescrites par la loi du 18 juillet 1837. Le bourg de Claye , situé à sept lieues de Paris, sur la route d’Allemagne et le canal de l’Ourcq, a 1182 habitants, un territoire de 733 hectares, 18 425 F d’impôts, de revenus 2 117 F 57, des dépenses de 3 027 F.

N’étant séparé de Claye que par un intervalle de 279 mètres, Souilly a 358 habitants, 710 hectares, 10 423 F d’impôts, 308 F de revenus, 758 F de dépenses, indépendamment de celles de l’enseignement primaire et des chemins vicinaux.

Avec un ressort assez étendu, une église assez nouvellement restaurée, un instituteur,

Un garde champêtre, 40 hectares de communaux, Souilly prétend se suffire à elle-même.

Mais le juge de paix, commissaire enquêteur, déclare que « chaque jour, la presque totalité de sa population vient se confondre avec celle de Claye, soit par l’instruction des enfants, l’exercice du culte, soit pour travailler dans les fabriques, usines et divers ateliers de toute espèce, ainsi que pour l’approvisionnement des ménages. »

Et ce n’est pas seulement aux foires et marchés qu’ils recourent ; on assure qu’il y a dans Souilly ni bouchers, ni boulangers. On ajoute que ce sont généralement les ouvriers qui  résident dans ce village, que la plupart des propriétés y appartiennent à des habitants de Claye ou autres forains, et qu’aucun de Souilly, n’en possède la totalité d’un hectare. Un chemin large d’un entretien facile, en droite ligne et en plaine, joint les habitations des deux localités.

Le juge de paix constate « qu’en matière de police municipale, il existe une faiblesse intolérable dans l’administration de la commune de Souilly.

Il nous est certifié que les chemins vicinaux s’y trouvent dans un état affreux ; qu’il s’y couvre de plantations ; que quelques uns ont déjà disparu ; qu’on vient d’y construire un pont incommode et dans un style ridicule.

Le sous-préfet va plus loin : « L’Administration municipale est impossible à Souilly ; l’autorité provisoire qui administre la commune est loin de donner toute garantie et ne peut être remplacée. Les deux communes sont réunis pour le culte ; l’instruction primaire donnée à Souilly est tellement incomplète, tellement irrégulière, qu’il serait peut-être à désirer pour la commune qu’elle fut obligée d’aller la chercher plus loin. »

Le conseil de l’arrondissement de Meaux partage les opinions du sous-préfet, qui sont aussi celles du préfet de Seine et Marne.

Le conseil général, dans sa séance du 22 août 1838, a réclamé la réunion des deux communes.

Le ministre de l’intérieur a exposé que « dans la situation actuelle, ces deux communes présentent, dans leurs ressources un déficit fort considérable, qui fait pour tous les habitants des charges onéreuses et toujours croissantes ;

« Que la réunion, en simplifiant l’administration diminuerait les charges communales seraient moins pesantes si elles portaient sur un plus grand nombre de personnes.

« …Que le très petit nombre d’hommes qui à Souilly, ont reçu les bienfaits de l’instruction primaire, le genre de travail de cette population, tout s’oppose à ce qu’on puisse y former une municipalité convenable, et que c’est une cause qui compromet à chaque instant le bon ordre et la tranquillité ;

« …Que la réunion serait aussi convenable aux besoins de l’Administration que conforme aux véritables intérêts des habitants. »

D’après ces diverses considérations, nous vous proposons d’homologuer le projet du Gouvernement, qui conserve à la section de Souilly tous les communaux et droits d’usage.

Art 1er Les communes de Claye et de Souilly, canton de Claye, arrondissement de Meaux, département de Seine et Marne, sont réunis en une seule, dont le chef-lieu est fixé à Claye et qui prendra le nom de Claye-Souilly.

Ces communes, continueront de jouir séparément, comme section de communes, des droits d’usage ou autres qui pourraient leur appartenir, sans pouvoir se dispenser de contribuer en commun aux charges municipales.

Art 2 Les autres conditions de la réunion prononcée seront, s’il y a lieu, ultérieurement déterminée par une ordonnance du roi.

(l’ensemble du projet est adopté le 29 juin 1839)

 

 

(1)    Cette commission était composée de M. Tournouer, Merlin, le baron Ladoucette, le général baron Doguereau, Armand (Pas de Calais), Jouvet, Raguet-Lépine, Paganel, Vuitry.

 

 

 

Article sur le même sujet :

 

http://www.claye-souilly-decouverte.com/categorie-1264384.html

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-33153469.html

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-19649344.html

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-33144561.html

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-22343154.html

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-17155726.html

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-23385562.html

 

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 10:54

ferme2.jpg

 

Le publicateur 6.3.1904

 

 

Villeparisis. Le charretier Vanecke, âgé de 30 ans, au service de M. Cholet, entrepreneur de voitures publiques à Claye-Souilly, a été renversé par la voiture qu’il conduisait et une des roues lui passant sur le bras droit le fractura en deux..

Relevé par le sieur Troche, il fut conduit à son domicile où il reçu  les soins que comportait son état.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 10:53


Médiathèque de Meaux
29/4/1900  Petite Gazette de Dammartin et des Environs

Jeudi dernier, M. Fermier, percepteur de Claye remarqua qu’un charretier, paraissant être en état d’ivresse, brutalisait son cheval, lui lançant de violents coups de pieds dans le ventre.

Il lui fit des reproches et comme le charretier lui répondit insolemment, M. Fermier avertit le garde-champêtre M. Ducourtiaux.

Le garde ne fut pas mieux accueilli que le percepteur, et comme il se disposait à regarder la plaque de la voiture, le charretier le bouscula et l’injuria.

Procès-verbal fut dressé contre le brutal conducteur qui déclara se nommer : Cavarrot François, âgé de 42 ans, habitant Clichy.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 10:53

 

 

 

 

Si Paris n’avait pas la Seine et Marne…..

Les rivières de Seine et Marne qui alimentent Paris en eau

  

 


Paru sur le site : Grigny Hier
Cahiers de l'Association de L'histoire locale de "l'Orme du bout"

 

Les aqueducs des eaux de  la Vanne, du Loing et du Lunain

Arrive la guerre de 1870 et la "Commune de Paris".

Après ces évènements majeurs de notre Histoire, huit préfets vont se succéder à la tête de la Préfecture de la Seine jusqu'à l'arrivée en 1883 d'un certain Poubelle qui laissa pour la postérité son nom à la fameuse "boîte mobile" qu'il imposa aux Parisiens pour l'enlèvement des ordures ménagères par un célèbre arrêt de 1884.

Parallèlement, pendant cette période, en opposition à cette valse des préfets, c'est dans la direction des services qu'il y aura continuité. Directeur des services des Eaux et des Egouts, Belgrand obtient une priorité de fait pour ses travaux. Reprenant le chantier de la dérivation de la Vanne, il les mène à leur terme en 1874 en s'appuyant notamment sur son cadet, Edmond Huet, réalisateur du viaduc d'Arcueil. (cf annexe 1)

Belgrand meurt en 1878. Alphand lui, meurt en décembre 1891 suivant de peu Georges Haussmann auquel il avait succédé à l'Académie des Beaux Arts.
Le fameux service municipal des Travaux de Paris se restructure et est créé un service spécial des dérivations des sources de la Vig
ne et de Verneuil en 1890-91 dont la responsabilité a été confiée à un jeune ingénieur en chef récemment promu à ce grade, un certain Fulgence Bienvenüe (dont la nièce épousera en 1883 le futur Maréchal Foch, avec lequel Bienvenüe s'était lié d'amitié à l'école Polytechnique) qui mènera par la suite l'œuvre de sa vie et qui reste attachée à son nom, la réalisation du Métropolitain de Paris. Mais ceci est une autre histoire.

Une nouvelle fois Paris n'a plus assez d'eau

Depuis la mort de Belgrand, l'augmentation de la population parisienne a rendu insuffisante les apports des dérivations de la Dhuis et de la Vanne. Dès 1882 il est a nouveau fait appel en complément à de l'eau de Seine ce qui provoque une recrudescence de maladies infectieuses. De nouvelles dérivations s'avèrent nécessaires. En février 1891, Fulgence Bienvenüe reçoit la responsabilité du service des dérivations.

Annexe 1

Du côté nord du boulevard Reille, un vaste cube de pierres saisi les regards par sa masse imposante et ses grandes murailles : c'est le réservoir où aboutissent les eaux de la Vanne, petite rivière dont les sources sont captées dans les environs de Theil, dans le département de l'Yonne et amenées à Paris par un aqueduc tantôt souterrain, tantôt en arcades, long de 173 kilomètres.

Cette dérivation, autorisée par un décret impérial du 19 décembre 1866 et qui a coûté 47 millions y compris la construction du réservoir, assure à la ville de Paris, comme étiage, un volume moyen de 1100 litres par seconde ou 100 000 mètres cubes par 24 heures, d'une eau limpide et fraîche, présentant toutes les conditions de salubrité qui font l'excellente eau potable.

Le réservoir de Montsouris peut recevoir 300 000 mètres cubes, c'est à dire le produit des sources de la Vanne pendant trois jours, récemment accru par l'adjonction des sources de Cochepies, captées près de Villeneuve-sur-Yonne. Il est construit en meulière et ciment, à deux étages superposés, divisés chacun en deux parties égales, formant ainsi quatre bassins indépendants.

Il est circonscrit par l'avenue de Montsouris à l'est, par le boulevard Reille au midi, et à l'ouest par la rue de la Tombe Issoire.
in, Paris il y a cent ans vu par Auguste Vitu 1875-1975

Annexe 2

En 1871 les habitants de Grigny avaient formulé des observations quant à la réalisation de ces travaux, observations qui avaient suscité une réunion extraordinaire du Conseil municipal (séance du 18 octobre 1871) dont nous reproduisons un extrait :

Monsieur le Maire appelle l'attention du Conseil sur ce qui regarde les travaux de l'aqueduc des eaux de la Vanne. Il fait remarquer la justesse des plaintes formées par les habitants de la commune qui voient avec regret cet "immense monument" couper non seulement les pièces de terres en deux, mais aussi détruire le niveau des deux chemins principaux de Grigny qui formeront à l'avenir leurs monticules factices fort pénibles à gravir et à descendre par les nombreuses voitures qui se rendent aux marchés de Montlhéry et de Longjumeau. Le Conseil municipal après mûre délibération, considérant que la commune de Grigny est traversée par l'aqueduc des eaux de la Vanne, que cet aqueduc traverse les chemins de Grigny à Montlhéry et de Grigny à la Norville, considérant que la hauteur de l'aqueduc à ces deux points de rencontre nécessiterait la rectification de deux nouvelles routes qui passeront par dessus et nécessiteraient une pente très préjudiciable aux intérêts de l'agriculture et de l'industrie arrête :

Monsieur le Préfet de la Seine est prié de vouloir bien faire faire aux deux points de rencontre des chemins indiqués dans la présente délibération, un siphon qui permette de laisser aux chemins leur niveau actuel.

Le Conseil municipal charge Monsieur Cocheris, Conseiller général du canton de Longjumeau du suivi de cette affaire qui est des plus urgente et l'autorise à faire toutes les démarches nécessaires à l'accomplissement du désir exprimé dans la présente délibération.

Il faut préciser que cette délibération avait été prise par le Conseil municipal dans lequel siégeait à l'époque deux gros fermiers de Grigny dont M. Godefroy de la ferme Neuve. Ils prêchaient comme on dit, pour leur paroisse. Les travaux furent exécutés… mais pas les siphons.

Entrepris dès 1891, les travaux de ce qui est dit souvent dérivation de l'Avre, sont terminés deux ans plus tard. D'une longueur de 102 kilomètres, établie majoritairement en souterrain, la dérivation transporte par gravité quelques 100 000 m3 d'eau par jour.

Dès 1895, Bienvenüe entreprend une nouvelle dérivation : celle des eaux du Loing et du Lunain dont les sources, repérées par Belgrand, sont situées entre Melun et Sens. Menée sous la direction de Bienvenüe puis sous celle de Basinet, l'exécution de la dérivation des eaux du Loing et du Lunain a rencontré de grandes difficultés, notamment dans la traversée des argiles instables de Fontainebleau et dans les marnes de L'Hay-les-Roses. Formé par la réunion de la branche du Loing (14 kilomètres) et de celle du Lunain (7 kilomètres), l'aqueduc principal présente une longueur de 73 kilomètres. Essentiellement souterrain, il est construit parallèlement à celui de la Vanne et conçu pour pouvoir recevoir les eaux de ce dernier en cas d'accident. Il présente dix siphons dont le plus long, qui traverse la vallée de l'Orge à la hauteur de Viry et de Savigny, mesure 3025 mètres.

Le 11 juin 1900, les premières eaux des nouvelles sources sont enfin reçues dans le réservoir de Montsouris. Cette nouvelle ressource procure à la ville de Paris 50 000 m3 d'eau supplémentaire par jour. Cette eau arrive à point nommé en pleine Exposition universelle. Quelques jours plus tard la première ligne du métro de Paris, Porte Maillot-Vincennes sera mise en service par ce radieux matin du 19 juillet 1900.

Aujourd'hui et demain ?

Le problème de l'alimentation en eau de grandes villes comme Paris est un véritable casse-tête car sitôt qu'on a réussi à le résoudre, on assiste à un transfert de population rurale, attirée par cette amélioration des conditions de vie, et le problème se repose à nouveau. On a donc décidé de recourir directement à un prélèvement des eaux de la Seine mais en utilisant des méthodes de purification qui permettent de distribuer un produit parfaitement sain. Les eaux prélevées en amont de la capitale sont décantées, filtrées, désinfectées à l'ozone et analysées en permanence avant d'être envoyées dans le réseau de distribution.

Tant qu'il y aura de l'eau dans la Seine, les Franciliens (dont nous sommes) ne seront jamais assoiffés.

Pour le second projet, le Conseil municipal avait été appelé à se prononcer sous la présidence cette fois de Monsieur Godefroy qui était devenu Maire.

Le Conseil municipal délibère le 26 août 1897 :
Le Conseil appelé a fournir son avis et ses réserves sur le projet formé par la Ville de Paris d'acquérir des terrains nécessaires à l'établissement de l'aqueduc de déviation des eaux de source du Loing et du Lunain. Après délibération, a formulé les réserves suivantes :

1 - Nature des travaux.
La nouvelle conduite de sera pas établie autrement que celle des eaux de la Van
ne, soit en maçonnerie, soit en tuyaux de fonte. Le niveau ne devra pas dépasser celui de la butte existante actuellement. L'aqueduc traversant un territoire essentiellement agricole ne devra pas être établi sur arcades sous peine de causer une grande gène à la libre circulation des ouvriers des champs ainsi que des troupeaux qui pourront toujours y paître.

2 - Refuser de planter des arbres.
Il
ne devra pas être non plus planté d'arbres tout le long de la dite conduite, plantation absolument nuisible aux terrains avoisinants qu'elle prive de tout rapport, entretenant également une multitude d'oiseaux, nouvelle cause de destruction pour les récoltes qui se trouvent a proximité.

3 - Conservation des drainages.
Les drainages qui se trouvent sur le passage de l'aqueduc ainsi que les tuyaux passant sous le dit aqueduc et les chemins vicinaux devront être conservés et aménagés pour le libre écoulement des eaux.

4 - Chemins ruraux traversés.
Les chemins ruraux qui coupent la conduite devront être établis de façon à ce que la pente
ne dépasse pas 4 centimètres par mètre et que de chaque côté de ces montés et descentes il soit posé des garde fous de façon a éviter les nombreux accidents qui se sont produits jusqu'à ce jour suite au peu de prévoyance de l'administration. Si la Ville (NDLR : celle de Paris) se croit autorisée à les traverser sans allouer aux communes aucune indemnité, elle devra les entretenir en son état d'empierrement les montées qu'elle pratique sur l'aqueduc et répondre aux demandes et réclamation de l'autorité locale.

… et les travaux furent exécutés sans qu'aucun arbre ne soit planté et d'éviter ainsi "l'énorme" consommation de grains de blé à laquelle se seraient livrées les joyeux pinsons et autres passereaux !!!

Compte rendu du conseil municipal de Grigny en date du 26 août 1897, relatif à la création de la dérivation des eaux du Loing et du Lunain >>>

D'où vient l'eau qui coule dans les aqueducs qui traversent Grigny?

La source principale qui alimente l'aqueduc de la Vanne est la "Fontaine Bouillarde" située à 114 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Saint-Benoît sur Vanne à 30 kilomètres à l'ouest de Troyes. Un décret de 1866 prescrivit l'établissement d'un aqueduc de dérivation des sources de la Vanne pour amener les eaux à Paris en passant par Sens, Fontainebleau et arriver dans un réservoir à Montrouge.

En 1899, plusieurs sources captées dans les vallées du Loing et du Lunain vinrent augmenter la fourniture en eau. Elles sont de nos jours supérieures en débit à celles de la Vanne. Elles représentent 210.000 m3/jour contre 145.000 pour la Vanne et 106.000 pour la Voulzie. Le débit maximal peut atteindre 461.000 m3/jour mais la moyenne admise est de 300.000 m3/jour.

A Nemours, le captage des eaux de la Joie, en aval de l'usine de traitement, fournit un supplément de 18.000 m3/jour d'une eau pure.

Pour les sources "hautes", celles de la Vanne et de la Voulzie, l'eau circule par simple gravité, sur une pente minime de 1/10 de millimètre par mètre, à une température constante de 12°, jusqu'à la station-usine de Desquinemare située en forêt de Fontainebleau près de Veneux-les-Sablons.

Les eaux du Loing et du Lunain qui sont les sources "basses" arrivent à Sorques près de Montigny-sur-Loing où elle sont pompées pour les élever jusqu'à la station de Desquinemare. C'est là qu'elles sont brassées et chlorées. Elles arrivent à Paris 38 heures plus tard pour y être déchlorées et stockées dans les grands réservoirs souterrains de Montrouge d'une capacité de 300.000 m3.

Pour économiser la constructions d'aqueducs pour la traversée d'une vingtaine de vallées on a installé des canalisations en siphon. Par contre, des ouvrages importants ont du être réalisé comme les ponts-aqueducs de Pont-sur-Yonne, du Grand Maître en forêt de Fontainebleau et d'Arcueil sur la vallée de la Bièvres.

Eugène BELGRAND (1810-1878)

Ingénieur hydrologue, Belgrand effectue à Avallon des travaux remarqués par Haussmann, alors préfet de l'Yonne. Ce dernier, nommé à Paris, se souviendra de Belgrand lorsqu'il faudra transformer l'équipement hydraulique de la capitale (1854).

Les Parisiens ne consomment alors que les eaux de la Seine et de l'Ourcq, déjà insuffisantes et polluées. Deux aqueducs, construits par Belgrand, détournent à leur source les eaux de la Dhuis et de la Vanne, amenées respectivement à Ménilmontant et à Montsouris. A partir de ces buttes, hautes de 103 et 80 mètres, l'eau est aisément distribuée jusque dans les immeubles de plusieurs étages.

Cette eau potable sera réservée, après refonte du système des canalisations, aux seuls usages domestiques. Dans le même temps, le réseau des égouts parisiens est modifié en fonction des agrandissements de la ville : collecteurs débouchant extra muros et quatre cents kilomètres supplémentaires de conduites souterraines.


 

Lien vers l’article :  http://www.grigny91.fr/histoire/orme7b.htm

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 10:51

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Le 12 Mars 1721 est né un enfant de Louis Lambert et Jeanne Champignon de Bourges… paroisse de St Germain des Champs, pauvre qui en passant et mendiant par Claye y est accouchée dans la ferme de Monsieur Beranget, ledit enfant a été baptisé le même jour sou condition, ayant été ondoyé et a été nommé Léandre.

Le parrain Léandre Beranget fils d’André Beranget laboureur.

La marraine Catherine Rouillé, fille d’Urbain Rouillé.

Source : Cercle Généalogique de la Brie BMS Claye

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 08:44

  Le cimetière de Souilly se trouvait autour de l'Eglise

 

Le 23.12.1845 en séance extraordinaire le conseil municipal décide qu’il n’y aurait plus d’inhumation dans le vieux cimetière de Souilly à partir du 1.4.1846.

Le 17.2.1846 une pétition est envoyée à Monseigneur l’Evêque de Meaux à la suite du projet de la commune de Claye-Souilly de vendre l’église de Souilly et le cimetière.

 

Bien que les habitants de Souilly à plusieurs reprises demandent un nouveau cimetière qui ne soit pas situé au centre du village pour cause de salubrité publique, le conseil municipal de Claye-Souilly refuse, arguant que si Souilly possède un cimetière, l’église de Claye se trouvant trop éloignée, ils feraient enterrer leurs morts sans passer par l’église.

 

Le 28.9.1873  Jules Agénor Pellard, Maire et fabricant de caisses à la Rosée indique que dans la partie gauche du cimetière il reste quelques places. Monsieur Duet conseiller municipal réplique  que ce côté non entretenu et couvert d’herbes parasites est réservé aux suicidés et  que les habitants de Souilly éprouvent une répulsion instinctive à y enterrer leurs morts.

Ce cimetière sera définitivement fermé le 1.1.1881.

 

Ce n’est que le 5.10.1879 que le conseil municipal de Claye-Souilly finit par accepter le prix de 50F  l’are demandé par  Constant Leduc pour établir le nouveau cimetière. En 1881  Alexandre Marchat, entrepreneur à Claye-Souilly,  construit le mur de clôture du cimetière.

 

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 08:43

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La Marseillaise 2/6/1945

 

Candidats reçus au CEP

Garçons

Annet sur Marne : Bourdaire Georges, Bartonik Marie, Mishalik Jeannine.

Charny :Lajeunie Bernard, Chartier Colette, Lisse Eugénie, Van Bénéden Léona.

Claye-Souilly

Bourry Daniel, Cochet Bernard, Monin André, Pasquier Roger, Lesoeur Michel, Martin Lucien,Régnier Marcel, Richard Roger,Smoter Joseph, Sopel Christian, Tarlier Marcel, Langlois Robert,(Entr’aide français), Bolmier Huguette Claret Huguette, Coster Josiane, Dallongevile Monique, Doisy-Arguel Yolande, Gaudin Raymonde, Meunier Josette, Néant Paulette, Ocquident Régine, Rouvray Denise, Rouy Denise.

Courtry

Doucet Maurice, Andrezejczak Jeannine.

Fresnes :Slabiak Christine.

Iverny : Gayda Jean, Dubois Jeannine.

Le Pin : Richomme Louis, Duet Denise,  Pytkonski Sophie.

Messy : Kica Julien,  Noak Dialaw, Laurent Muguette.

Nantouillet :Gambart Marcel.

Trilbardou : Bougault Michel, Delabarre René, Mavré Gilbert, Vivier Michel.

Saint Mesmes :Sacha Marie-Thérèse.

 

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