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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 21:37


 

Eugène VARLIN 1839-1871

militant socialiste, martyr de la Commune

 

 

« CE MORT-LA EST TOUT AUX OUVRIERS »
(Lissagaray)

 

 

         Il est né le 5 Octobre  1839 dans cette rue qui se dénommait  rue Berthe (hameau de Voisins)  d’une famille de petits paysans, son père Aimé Alexandre Varlin est vigneron, sa mère Héloïse Duru  femme au foyer.

Les Varlin sont originaires de Claye  depuis des générations. Son ancêtre Jean Adrien Varlin y installe la première  municipalité républicaine à  Claye en 1792. Son grand père Antoine Duru, garde champêtre, républicain très jeune, est écarté du conseil municipal de Claye-Souilly en 1851  pour ses opinions républicaines.

            C’est chez ce grand-père, veuf depuis 1820 que vit la famille, au hameau de Voisins, qui compte en majorité des manouvriers.

            Au bout  de la rue Berthe, on trouve, la propriété d’Amable Japuis, l’un des dirigeants de la fabrique de toiles peintes du même nom qui emploie dans son établissement des enfants dès l’âge de 7 ans et jusqu’à 12 heures par jour.

            A cette époque l’école est payante, dans ce quartier très pauvre, peu d’enfants la fréquente, chez les Varlin on vit modestement mais pas dans la misère comme certains voisins, Eugène ira à l’école jusqu’à 13 ans, à cet âge son père l’encourage à quitter Claye-Souilly pour Paris où il part en apprentissage de relieur chez son oncle Hippolyte Duru, qu’il quitte en 1854.

A partir de cette date il travaille chez différents employeurs, devient un bon ouvrier recherché pour la qualité de son travail.

Pour parfaire son instruction, il dévore tous les livres qui lui tombent entre les mains, il suit des cours du soir de français, géométrie et comptabilité, il étudie le droit, le latin, il se perfectionne dans le chant  la musique.

Il n’apprend, pas pour lui-même,  mais pour aider la classe ouvrière à sortir de la misère, à s’émanciper.

La période est difficile, depuis le coup d’Etat du 2 décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte, les républicains, les  ouvriers socialistes sont emprisonnés, déportés ou surveillés par la police.

En mai 1864, l’Empire accorde aux ouvriers le droit de grève sans risquer la prison. En 1866 il crée une coopérative «  La Société Civile d’Epargne et de crédit des ouvriers relieurs », cette même année au congrès de l’Association Internationale des Travailleurs A.I.T. à Genève, il se prononce pour le travail des femmes : « à travail égal, salaire égal ».

Il encourage les ouvriers à s’instruire.

En 1867 il fonde la coopérative de consommation « La Ménagère », association de consommateurs, puis en 1868 un restaurant coopératif « La Marmite ». Il  crée la « Caisse du sou » pour aider les ouvriers grévistes, pour les familles des camarades en prison. Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il s’engage dans la garde nationale, devient chef du 193e bataillon puis membre de la Commune de Paris (18 mars au 28 mai 1871), Varlin devient un des grands organisateurs  de la commune. Le 26 mai il s’oppose, sans succès, à la fusillade des 48  otages de la rue  Haxo. Il se bat jusqu’au dernier jour sur les barricades de Belleville. Il aurait pu fuir, mais il choisit en connaissance de cause de rester. Il est reconnu le 28  mai 1871 ,  subit un court interrogatoire et est fusillé rue des Rosiers.. Jusqu’au bout les Varlin restèrent solidaires, quelques jours après le décès d’Eugène Varlin (le 28 mai 1871), son cousin Auguste  Aimé Varlin eut un fils qu’il prénomma Eugène (né le 21 juin 1871) et ironie du sort ce même Eugène, bien qu’habitant Paris, décèdera le 22 Octobre 1892 à Claye-Souilly (hameau de Voisins).

En 1907 son frère Hippolyte devint maire de Claye-Souilly.

Eugène Varlin est considéré comme l’une des figures les plus pure et authentique que le mouvement ouvrier  ait compté dans ses rangs.

 

Cent ans après sa mort, le 28 mai 1971,  André Darfeuille, maire de Claye-Souilly, entouré du conseil municipal, rend hommage  à ce grand « Communard » et dépose une gerbe devant sa maison natale, c’est cette même municipalité qui décide de donner son nom à l’école des garçons situé rue de l’Eglise et de faire frapper la médaille de la ville à l’effigie d’Eugène Varlin, effigie qui n'existe plus aujourd'hui sur la nouvelle médaille de la commune.

 

 

 

 

                    Certains le considèrent comme un anarchiste,

                             mais Paris lui a donné une rue

                                                ainsi qu'un certain nombre

                                    de villes françaises.

 

 

 

 

 

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Published by Mireille LOPEZ - dans Biographies
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