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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 21:38

Paru sur le site du cercle généalogique Racinas e Brancas du département du Gard :

RACINAS & BRANCAS N° 54

La lettre de la présidente

Au moment où je rédige ces lignes, brille un soleil timide, qui annonce le printemps. Printemps, temps du renouveau, de la renaissance, des arbres, des fleurs – temps de la nidification. Le temps des cerises et des fruitiers en fleurs, ce qui me pousse tout naturellement à penser à ces temps que nous vivons et traversons sans nous rendre compte des changements qui bouleversent, ont bouleversé ou bouleverseront notre vie et celles de ce futur qui devra, un jour, regarder le passé. Mais, ce futur devenu aveugle, que verra-t-il ? Rien car il n’aura pas appris à voir, à mémoriser, à analyser, ni même à lire à travers les signes qu’il recevra en provenance de ce vieillard qu’il sera devenu, errant dans un monde où, terre et hommes, en folie, s’acharnent à détruire toutes les structures de notre société et des sociétés en général, de la famille, de la géographie, de la géophysique. Celles qui nous servent actuellement de repères (et non de repaires pour ceux qui se f .... te éperdument de l’orthographe) qui constituent notre richesse sans que nous ayons conscience qu’il s’agit d’un trésor inestimable et unique en tant que tel.

Que penser de la folie des éléments devant cette vague géante de matériaux divers, bois, béton, métal et sang, mêlés ? Que penser de la folie des hommes qui agissent comme si le globe terrestre était remplaçable et qui, de ce fait, s’approprient sans discernement à la fois les profondeurs de son ventre en fusion et son atmosphère déjà malmenée. Nos grands pères maudissaient les avions à réaction, disant qu’ils allaient « détraquer le climat », « nous faire péter la planète » - J’imagine leur stupeur et leur révolte, bien légitimes, si on allait leur expliquer maintenant, que l’on crée en sous sol, dans de grandes profondeurs et à l’aide produits chimiques hautement polluants, des mini-séismes, permettant d’ouvrir des failles pour libérer le gaz de schiste. Je les imagine, s’emparant de leur vieille pétoire pour aller menacer ces fermiers américains qui préfèrent voir crever leur bétail et recevoir une manne financière plutôt que de travailler comme l’ont toujours fait leurs pères. Et ces hommes osent dire : « Nous nous n’en profiterons mais nos enfants oui ! » Profiter de quoi ? On peut se le demander. Petit séisme deviendra grand ! Et que dire de la pollution de l’eau, lors de sa résurgence à des centaines de kilomètres. Ne peut-on se demander si, un jour, le printemps ne renaîtra sur des fleurs de cerisiers couvertes de cendre, ou jaunies par le souffre ou flétries par un air devenu irrespirable. La grande vague du changement est en route et rien ne viendra plus l’arrêter, mais gardons le moral, ne dit-on pas que « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » Alors, profitons, de l’air que l’on peut encore respirer sans porter de masques, de l’eau que l’on peut encore boire sans trop craindre une dysenterie ou autre désagrément du genre, des paysages encore nature ou presque, soyons optimistes avant que ...... Aléa jacta est !

Et pour finir sur une note plus joyeuse, je vous souhaite de passer un bon été au cours duquel vous profiterez de consulter notre nouveau site (même adresse) qui vous offrira bien des surprises. Je vous laisse le soin de le découvrir.

 

 

Magdeleine MAZERT
Présidente du GUG


Lien vers l'article : http://gugard.free.fr/#accueil+mot.html

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Published by Mireille LOPEZ - dans Environnement
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