Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Contact

27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 10:00

Publicateur 16.3.1910

Nos amis de la liste radicale-socialiste ont triomphé à une énorme majorité de leurs concurrents révolutionnaires.

La clairvoyante population de Claye que les fantaisies administratives du citoyen Petit avaient définitivement lassée a prononcé son verdict impitoyable.

M. Petit n’a pu qu’a boucler sa valise et retourner à ses moutons en n’oubliant pas d’emporter avec lui son projet d’acquisition du château Languet pour en faire une mairie.

Cette élection  a en effet valeur d’un référendum sur la fameuse question du château que nous avons longuement exposée dans ce journal.

« Approuvez-vous les projets du citoyen-maire ? demandait-on aux électeurs. NON, ont répondu les trois-quarts des votants. La réponse est trop claire pour que M. Petit puisse se méprendre un seul instant sur la nature des sentiments que professe à son égard la presque totalité de ses concitoyens.

« Allez-vous en lui crie-t-on de tous côtés.

Fera-t-il le sourd et affectera-t-il de ne pas entendre ?

Nous verrons bien.

Voici le résultat des élections :

Liste protestataire radicale –socialiste patronnée par le Publicateur

Mrs Brouet 304 voix, élu, Delabarre 294 voix, élu,Pasquier-Pelletier 287 voix, élu, Mansienne

278 voix, élu.

Liste socialiste unifiée patronnée par le Maire

Mrs Lallemand 108 voix, Crapard 106 voix, Boudignot 95 voix, Fayolle 94 voix

Bien le bonsoir M. Fostier !

 

D’autre-part un groupe d’électeurs nous adresse la lettre suivante qui corrobore pleinement ce que nous disons :

La ville de Claye sort enfin du cauchemar où l’avait plongée l’abandon de ses anciens conseillers municipaux. Les unifiés pontifiaient depuis 2 ans à la mairie par suite de cette faiblesse, se croyant déjà maîtres de la ville et de ses finances. Il voulait à tout prix acheter un château, malgré l’avis d’experts intelligents, leur prouvant qu’ils faisaient une mauvaise affaire « C’est possible a répondu l’un d’eux mais du moment que j’ons décidé, y a pas à y r’venir, un conseiller socialiste ne se trompe pas. »

L’éminent maire, qui est boucher mais aussi unifié, avait le même raisonnement, et n’a jamais quoique sa position l’y oblige, calmé l’ardeur de ses camarades que l’on a vus au conseil ou en réunion publique déverser l’injure et la calomnie sur tous les honorables citoyens qui défendaient les intérêts de la commune.

Il eut à croire qu’après le camouflet que les électeurs lui ont envoyé par le référendum d’hier il n’osera plus présider le conseil municipal. Ses camarades, malgré la pression et leurs élégantes manières en réunions publiques, n’ont récolté que 108  suffrages alors que les candidats protestataires en avaient 300, c’est significatif.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires