Le Parisien de Seine et Marne
27.6.2008 : Claye-Souilly
Mitry-Mory
Les riverains s’opposent au stockage de CO2
Pour extrait les réactions des riverains:
…..
« Ce qu’on veut savoir, c’est s’il faut s’inquiéter
pour notre santé »
« Je ne comprends rien ! Comment est-on sûr
que le captage co2 ne comporte pas de risque ? »
« Dans le secteur, nous avons déjà des carrières de plâtres, les décharges, des dépôts de gravats BTP, les nuisances
de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle… On en a marre »
…..
Extrait Magazine avril 2008
INERIS
(Institut National de
l’Environnement Industriel et des Risques)
CAPTAGE -TRANSPORT-STOCKAGE du co2 :
RISQUES ET ENJEU X
Myriam Merad, responsable de l’Unité
Gestion sociétale des risques
« Nous avons intégré la dimension
sociologique
dans l’étude des risques »
La réussite d’une technologie ou d’un projet industriel sur
un territoire dépend, en plus de sa viabilité économique et de l’objectivation des risques induits par son insertion sur le territoire, de la manière dont
les acteurs du territoire le
perçoivent. Ainsi, l’acceptation sociétale d’un projet de type industriel présentant des risques potentiels ou avérés est co-construite à travers les échanges entre des groupes
d’acteurs différents, impliqués directement ou indirectement, et poursuivant des objectifs parfois divergents.
Tenant compte de cette évolution, la
réglementation, aussi bien nationale qu’européenne, demande une transparence accrue et une implication, le plus en amont possible, des décisions publiques relative
l’environnement et aux risques, du public.
Ces réglementations visent ainsi à
renforcer la place des acteurs de terrain, directement ou indirectement concernés par ces décisions et leur mise en application.
Dans ce contexte, la Direction des risques
accidentels a adjoint aux disciplines qui représentent son coeur de métier – sécurité des procédés, évaluation et prévention des risques, étude
des conséquences des phénomènes dangereux -, d’autres disciplines des sciences sociales portées par l’Unité (GESO).
Le développement de cette compétence au sein de
l’INERIS à permis d’enrichir des programme ANR tel que le programme METSTOR par des réflexions sur l’acceptabilité sociale du captage
et du stockage du CO2 en coopération avec le CIRED*, laboratoire de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales associé au CNRS. Dans ce
cadre, une thésarde (Ana Sofia Campos) a apporté sa contribution à l’analyse d’une vingtaine d’études scientifiques réalisées entre 2001 et 2006 en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, au Japon, en
Australie, aux États-Unis et au Canada. Les premières conclusions de cette analyse montrent qu’il existe trois types d’approche de l’acceptabilité de la
filière CCS : légitimation du recours à cette solution par la réalité du changement climatique et la gravité de ses conséquences ;
l’étude
de la perception de cette technologie en fonction des caractéristiques socio démographiques des individus ; le degré de confiance accordé aux promoteurs de la filière
en l’absence de connaissance suffisante pour se forger une opinion. Globalement, les enquêtes qui ont été prises en compte pour cette analyse ne
permettent pas de faire ressortir un rejet ou une adhésion nette. Mais toutes convergent pour mettre en évidence la méconnaissance de
cette technologie par le public.
Ces travaux se poursuivent dans le cadre du
programme Soc ECO2 (ANR) sur l’économie et la sociologie de la filière captage et stockage du CO2. La mission de l’INERIS est, en particulier, de
réaliser une cartographie des typologies d’acteurs impliqués ou impactés par le projet : habitants, associations, élus, décideurs, organismes publics, experts, industriels.
Mettant en évidence les freins, les
oppositions et les leviers susceptibles d’intervenir en amont du projet, une telle cartographie constitue un outil d’aide à la décision. Ce volet sociologique du programme sera
mis en oeuvre au niveau national
(pour la filière dans son ensemble) et au niveau local sur le site du futur démonstrateur de Lacq.
* Centre International de Recherche sur
l’Environnement
et le Développement.
Consultez le texte
complet :
http://www.ineris.fr/index.php?action=getNews&module=news&id_news_object=189